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L’équipe nationale se prépare au match contre le Japon : Changements avec Hervé Renard

Hervé Renard a déjà une idée de l’effectif, des joueurs qu’il suivait depuis plus d’un mois dans leurs clubs. Il veut gagner contre le Japon ou gagner un point et éviter un autre effondrement.

Hervé Renard a déjà des idées pour le poste de gardien, l’axe de la défense, l’un des deux milieux récupérateurs et l’attaque.

La Presse —L’arrivée de Hervé Renard n’a pas été précipitée ni planifiée à la dernière minute, comme cela est souvent insinué envers la FTF. Renard, tout comme il l’avait fait avec la Côte d’Ivoire il y a 14 ans, était prêt à intervenir en fonction de l’évolution de la situation. Depuis le début du stage à Tabarka, et même avant, lors de la préparation de la liste, des tensions se sont installées entre Lamouchi et ses joueurs.

L’ambiance s’est détériorée, avec un clan autour d’Ali Abdi, mécontent de la perte du capitanat, et d’Aymen Dahmen, peu apprécié par l’ancien sélectionneur, ainsi que d’autres joueurs écartés, qui ont rendu la vie difficile à Lamouchi. Ce dernier a fait de nombreux choix malheureux et s’est laissé piéger par certains joueurs. Hervé Renard était au fait de cette situation. Au moment opportun, il a pris la place de Lamouchi, qui, sous la pression, n’a pu faire autrement que de subir les conséquences, comme Renard l’a affirmé.

Hervé Renard, doté d’une solide expérience avec les sélections africaines et d’un caractère fort, a déjà une idée de l’effectif, ayant suivi des joueurs dans leurs clubs depuis plus d’un mois. Il connaît leurs statistiques et, en cinq jours, il tentera d’opérer quelques changements pour secouer les joueurs en vue du match contre le Japon.

Il vise à stimuler les joueurs. Wahbi Khazri, bien que discret, est un élément déterminant, en tant qu’ancien capitaine de l’équipe lors de la dernière Coupe du monde, et sera un atout précieux pour Hervé Renard. Il fera le lien entre Sabri Lamouchi et le nouveau sélectionneur.

Khazri informera Renard sur les joueurs clés dans le vestiaire, les indisciplinés, les dociles, les alliés et la dynamique de l’équipe tunisienne. Ces aspects extra-footballistiques, liés aux relations humaines, pourraient s’avérer plus cruciaux que le schéma tactique en lui-même. Après une lourde défaite, Renard tentera de raviver la motivation des joueurs en jouant sur leur fibre émotive, les appelant à réagir par fierté.

Nouveau casting

Après un changement d’entraîneur, le nouveau venu modifie généralement quelque chose dans l’équipe : il ajuste le plan de jeu ou repositionne les joueurs. C’est une pratique courante, visant à se démarquer de l’ancien entraîneur. Hervé Renard, réputé pour son approche conservatrice et son autorité auprès des joueurs (comme en témoigne ses propos à la mi-temps du match Arabie Saoudite-Argentine au Qatar), n’est pas friand du 5-4-1, soit une défense à trois ou cinq. Il privilégie souvent le 4-3-3 ou le 4-3-1-2, aimant un bloc défensif compact faceaux adversaires et utilisant la défense de ligne pour déjouer l’équipe adverse. En quelques jours, il n’amendra pas radicalement les principes instaurés par Sabri Lamouchi.

Son objectif est de gagner contre le Japon ou au minimum de prendre un point pour éviter un nouvel effondrement. Les joueurs directement affectés par cette situation ? En premier lieu, Mouhib Chamekh, qui a connu une première sortie officielle ratée avec deux buts dont il se dit responsable, malgré des défaillances de ses défenseurs dans les duels et leur placement.

Aymen Dahmen est pressenti pour retrouver sa place. En défense, Talbi et Rekik n’ont pas fait bonne figure, montrant passivité et lenteur face aux attaquants suédois et belges. L’un des deux pourrait être laissé de côté, tandis qu’Arous et Bronn pourraient obtenir une chance. Au milieu, Rani Khedhira, qui a été transparent, ne devrait pas faire partie du onze de départ, alors que Hadj Mahmoud semble bien positionné pour une place titulaire.

L’attaque demeure sans doute le maillon faible de l’équipe, malgré une bonne fin de première mi-temps contre la Suède. Lamouchi a changé souvent ses joueurs, allant même jusqu’à évoluer sans attaquant de pointe. Un Chaouat ou Mastouri en pointe, ou un faux avant-centre comme Tounekti aux côtés d’un Achouri, qui reste l’atout offensif principal, pourraient être envisagés. Au-delà des noms, c’est la percussion, l’explosivité et les appels intelligents qui feront la différence. L’effet Renard face au Japon ? Nous verrons.