
Les surprises inattendues le long des bords de route
Sur la route de La Marsa, à la hauteur de Aïn Zaghouan, un bestiaire de topiaire attire l’attention des automobilistes avec des sculptures représentant une cigogne, un flamant rose, un aigle et une gazelle. Abdelaziz Zaier, ancien champion de judo et antiquaire, se reconvertit dans la sculpture sur fil de fer et travaille à embellir l’espace urbain en installant ses œuvres dans des lieux publics et privés.

Nous, qui passons notre temps à critiquer l’état de nos routes, l’abandon des bas-côtés, le manque d’entretien de la végétation, et parfois l’esthétique des mobiliers urbains, devons également mettre en lumière les belles découvertes faites au bord des routes.
La Presse —Inattendues et surprenantes, ces découvertes ponctuent quelquefois un trajet, offrant une pause agréable, un souffle de fraîcheur, un moment de plaisir. Il peut s’agir d’un jardin soigneusement entretenu au bord d’une autoroute, d’un rond-point joliment aménagé dans un endroit isolé ou d’une haie bien taillée le long d’une voie à forte circulation.
Sur la route de La Marsa, à proximité de Aïn Zaghouan, un ensemble de sculptures en topiaire capte l’attention des automobilistes. Une cigogne porteuse d’espoir, un flamant rose solennel, un aigle imposant ou une gazelle vive animent un véritable jardin d’éden où coexistent intelligemment proies et prédateurs, ainsi que des animaux à poils et à plumes. Nous nous trouvons chez Abdelaziz Zaier, ancien champion de judo et antiquaire, qui, après une vie riche en péripéties l’ayant conduit à travers l’Europe et l’Arabie Saoudite, a pris le virage d’un art peu connu en Tunisie, la sculpture en fil de fer. Si peu connu, en effet, qu’il a été invité à former des jeunes à l’Office national de l’artisanat à Ezzahra et à exposer dans l’espace des artisans créateurs de la foire du Kram.
En créant cet Espace des Arts et Métiers, il s’efforce d’embellir l’espace urbain, étant sollicité tant par des institutions privées que publiques, animant places, placettes, façades de banques ou d’entreprises, ainsi que jardins publics ou privés. Ses sculptures animalières y trouvent leur place, recouvertes bientôt d’herbes et de plantes.
À Aïn Zaghouan, ce jardin en bord de route, fleuri et vivant, offre une belle parenthèse dans la monotonie des constructions environnantes.
On espère qu’il y en aura davantage.
A.H.
