Windows : Microsoft promet la fin des soucis de pilotes d’imprimante
Microsoft a rebaptisé sa plateforme d’impression en « Windows Ready Print » et le basculement par défaut arrivera en juillet 2026. À partir du 1er juillet 2026, les nouvelles installations d’imprimante basculeront par défaut sur Windows Ready Print sur les appareils éligibles.

L’installation d’une imprimante sous Windows reste trop souvent un processus répétitif : recherche du bon pilote sur le site du fabricant, téléchargement d’un installeur lourd, parfois incluant des logiciels inutilisés. Microsoft souhaite changer cela. D’après Neowin, l’entreprise a renommé sa Modern Print Platform en « Windows Ready Print ».
Concrètement, l’objectif est de remplacer les pilotes du fabricant (comme ceux de HP, Canon, Epson, etc.) par une norme universelle, réservée aux imprimantes certifiées Mopria. Microsoft s’appuie sur l’Internet Printing Protocol (IPP), un protocole d’impression standard, ainsi que sur son pilote IPP natif intégré à Windows. Une partie de ces modifications a déjà été mise en place chez certains clients et partenaires, et Microsoft a cessé de distribuer les pilotes tiers d’imprimante via Windows Update.
Les changements effectifs à partir de juillet 2026
A compter du 1er juillet 2026, les nouvelles installations d’imprimantes passeront par défaut à Windows Ready Print sur les appareils compatibles. Microsoft reconnaît cependant que tous les environnements ne pourront pas effectuer cette migration immédiatement. L’entreprise offrira donc la possibilité de choisir entre Windows Ready Print ou le processus classique du fabricant. Ce paramètre ne s’applique qu’aux nouvelles installations et pourra être modifié via les stratégies de groupe, l’outil utilisé par les administrateurs pour configurer un parc informatique.
Windows Ready Print ne supprime pas vos pilotes existants. Ce réglage privilégie l’IPP pour les nouvelles installations. Un autre mode, appelé « Windows protected print mode » (mode d’impression protégé), supprime les pilotes jugés non conformes, mais il reste désactivé par défaut, et Microsoft ne prévoit pas de l’activer d’office avant 2027.
Un point reste néanmoins incertain concernant les véritables bénéfices quotidiens. Microsoft promet une expérience simplifiée, mais ne fournit pas encore de détails tangibles. Pour les utilisateurs, l’enjeu dépasse le simple confort. Le passage à un pilote universel doit également résoudre la question de la compatibilité, qui a causé de réels problèmes ces derniers mois, y compris un bug d’imprimantes USB qui imprimaient des textes aléatoires après une mise à jour de Windows.
La disparition annoncée des pilotes tiers
Windows Ready Print s’inscrit dans un calendrier qui a débuté il y a longtemps, avec une ultime échéance en juillet 2027 : Windows ne publiera plus de mises à jour pour les anciens pilotes, sauf pour des correctifs de sécurité. Microsoft a commencé l’arrêt progressif des pilotes d’imprimante tiers sur plusieurs années. Depuis le 15 janvier 2026, les fabricants peuvent proposer de nouveaux pilotes via Windows Update uniquement au cas par cas, et la prochaine étape a déjà été mise en œuvre pour faciliter l’installation sur Windows 11. La transition demeure néanmoins ouverte : les fabricants peuvent encore soumettre des mises à jour pour des pilotes existants, examinées chaque fois individuellement.
Cette transition a également entraîné un certain flou. Microsoft avait un moment laissé entendre que d’anciennes imprimantes ne fonctionnaient plus, avant de faire marche arrière. L’entreprise a finalement précisé que les imprimantes compatibles aujourd’hui continueraient de fonctionner, sans aucune action requise de la part des utilisateurs.
Pour les utilisateurs d’imprimantes récentes et certifiées à domicile, ce changement devrait être transparent, voire simplifier leur expérience : il suffira de brancher et d’imprimer, sans avoir besoin d’un installeur. En revanche, ceux qui dépendent d’un pilote du fabricant pour des fonctions avancées (finition, gestion des bacs, agrafage) doivent s’assurer que leur matériel répond aux exigences avant l’été 2026. Le pilote universel permet d’imprimer, mais ne reprend pas toujours les options spécifiques du fabricant. HP, Xerox ou Lexmark proposent d’ailleurs des applications dédiées pour récupérer ces fonctionnalités.

