Belgique

La Coupe du monde et les « meilleurs troisièmes » : à quel score se qualifier ?

Pour la première fois depuis 1994, la Coupe du monde ouvrira sa phase à élimination directe à des équipes ayant terminé troisièmes de leur poule. La tendance se vérifie en scrutant les autres précédents, comme la Coupe d’Afrique des Nations où seule la Tanzanie, en 2025, est parvenue à terminer parmi les meilleures troisièmes avec 2 points.


Pour la première fois depuis 1994, la Coupe du monde commencera sa phase à élimination directe avec des équipes ayant terminé troisièmes de leur groupe. Cela découle du nouveau format du Mondial, qui inclut 48 équipes réparties en douze groupes. Les seizièmes de finale nécessitent désormais 32 équipes : les premiers et deuxièmes de chaque poule, ainsi que huit ‘meilleurs troisièmes’, ceux ayant obtenu le plus de points parmi les douze troisièmes.

Mais que faut-il faire en général pour garantir ce statut ? Le Championnat d’Europe, organisé à 24 équipes depuis 2016, sert de bon indicateur. De même, la récente Coupe du monde U17, la première à 48 équipes, offre des données pertinentes. Dans ces deux compétitions, deux tiers des troisièmes de groupe échappent à l’élimination.

À partir de ces quatre exemples (où une victoire valait seulement 2 points lors des Coupes du monde de 1986, 1990 et 1994, rendant ces analyses moins pertinentes), il est clair que 4 points ou plus sur 9 sont souvent suffisants pour finir parmi les meilleurs troisièmes. Alors que 3 points suffisent souvent, 2 ne sont jamais suffisants. Ce constat est confirmé par d’autres compétitions, comme la Coupe d’Afrique des Nations, où seule la Tanzanie a réussi à se qualifier parmi les meilleurs troisièmes avec 2 points en 2025.

En cas d’égalité, engranger une victoire est effectivement le moyen le plus simple d’atteindre les trois points nécessaires à la qualification. Cependant, certains pays y sont parvenus grâce à des matchs nuls, comme le Portugal à l’Euro 2016, qui, après trois partages, a ensuite remporté le tournoi.

En cas d’égalité de points, les meilleurs troisièmes seront départagés par la différence de buts, puis par le nombre de buts marqués. Les équipes dont le groupe comprend un adversaire plus faible, face auquel elles peuvent améliorer leur différence de buts, ont donc un léger avantage.

Swann Borsellino, invité à évoquer l’entrée en lice de la France dans le groupe I (Sénégal, Norvège, Irak), estime que le repêchage de deux meilleurs troisièmes sur trois réduit considérablement les risques d’élimination pour une grande nation. Il déclare : « Aujourd’hui, pour être éliminé en phase de poules quand tu es un gros, il faut vraiment le vouloir. Il faut être mauvais troisième. Avec une équipe comme l’Irak dans le groupe, si tu fais un bon match contre eux, tu peux te permettre un nul contre la Norvège ou le Sénégal et passer comme troisième de poule. » Les calculs seront donc nécessaires du 24 au 28 juin lors de la troisième journée de la phase de groupes.