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La santé de Donald Trump ne cesse de susciter des doutes aux États-Unis.

Fin mai, Donald Trump s’est soumis à un nouvel examen médical complet à l’hôpital militaire de Walter Reed, près de Washington, un rendez-vous présenté comme « de routine » par la Maison-Blanche. D’après un sondage Washington Post – ABC News – Ipsos cité par plusieurs médias américains, seuls 40% des Américains considéraient encore au printemps que Donald Trump possède l’acuité mentale nécessaire pour exercer la présidence, contre 47% quelques mois plus tôt.


Fin mai, Donald Trump a passé un nouvel examen médical complet à l’hôpital militaire de Walter Reed, près de Washington. Ce rendez-vous a été qualifié de « routine » par la Maison-Blanche. À l’issue de cette consultation, le président américain a affirmé sur sa plateforme Truth Social que « tout s’est parfaitement bien passé », se décrivant comme étant en pleine forme à quelques jours de son 80e anniversaire. Toutefois, malgré ses déclarations, il est le plus vieux président américain de l’histoire, ce qui soulève de nombreuses questions sur sa santé aux États-Unis.

Les bulletins médicaux officielles diffusés récemment corroborent cette analyse : en octobre 2025, un rapport indiquait déjà une « excellente santé » et un « âge cardiaque d’environ 14 ans plus jeune » que son âge réel. La Maison-Blanche a reconnu qu’il souffre d’insuffisance veineuse chronique, une condition fréquente et considérée comme bénigne, qui cause des gonflements aux jambes et des ecchymoses visibles sur ses mains. Sur le plan cognitif, Donald Trump déclare avoir « réussi avec brio » un examen de dépistage pour la troisième fois, affirmant avoir eu « 100% de bonnes réponses ».

Malgré cette communication proactive, chaque bilan médical est désormais examiné minutieusement par les médias, les experts et le public, dans un climat de méfiance alimenté par les images et les discours du président.

Parallèlement, plusieurs reportages relèvent un « ralentissement du rythme » du président, mentionnant des journées moins chargées qu’au début de son mandat et des déplacements moins fréquents, malgré que ses partisans soulignent sa pratique assidue du golf et sa « résistance » à un emploi du temps chargé.

Le responsable des programmes fédéraux de santé, Mehmet Oz, a dû prendre la parole devant les journalistes pour rassurer. Il a loué l’état de santé du président et a défendu le caractère routinier de ses examens médicaux lors d’une conférence de presse, remplaçant la porte-parole Karoline Leavitt, en congé de maternité.

Il a affirmé que le président « se porte très bien », disant qu’il « réussit brillamment tous les tests au quotidien » et qu’il « tient sincèrement à vérifier que tout évolue dans la bonne direction ».

Selon un sondage Washington Post – ABC News – Ipsos, publié par plusieurs médias américains, seuls 40% des Américains estiment au printemps que Donald Trump a l’acuité mentale nécessaire pour diriger le pays, contre 47% quelques mois auparavant. En ce qui concerne sa santé physique, seulement 44% pensent qu’il est suffisamment en forme pour gouverner.

Un autre sondage, rapporté par TV5Monde, indique que 60% des Américains jugent que Donald Trump devient « de plus en plus erratique avec l’âge », y compris 30% des électeurs républicains.

Récemment, une enquête relayée par la presse francophone a révélé que 59% des personnes interrogées estiment qu’il n’a pas les capacités mentales pour diriger le pays, et 55% affirment qu’il ne dispose pas de la condition physique adéquate, malgré les rapports médicaux rassurants.

Ces résultats évoquent le cas de Joe Biden, dont la fragilité apparente avait suscité des appels à son retrait avant l’élection présidentielle de 2024. Plusieurs analystes notent que la comparaison avec lui revient souvent dans les médias américains : l’âge avancé des deux présidents a durablement placé la question de la santé au cœur du débat politique.

La Maison-Blanche continue d’affirmer que le président est « en excellente santé physique et mentale » et accuse ses détracteurs de faire preuve de mauvaise foi.

Cette tension entre le secret médical, le droit des citoyens à l’information et l’instrumentalisation politique de l’âge et de la santé n’est pas propre aux États-Unis, mais elle prend une résonance particulière dans un pays où le président détient d’importants pouvoirs, notamment en matière militaire.

Tant que Donald Trump restera à la Maison-Blanche, son état de santé sera donc scruté comme un document à la fois politique et médical.