Test du Decathlon Longtail E-three 500 : cargo électrique en 2026.
Decathlon est une entreprise française fondée en 1976, spécialisée dans les articles de sport, qui a élargi son offre à la mobilité électrique avec des vélos électriques depuis 2022. Le modèle Decathlon Btwin E-Three 500 pèse 39 kg, mesure 220 cm x 68 cm x 108 cm et dispose d’une autonomie annoncée de 85 km.
Est-il encore nécessaire de présenter Decathlon en 2026 ? Cette société française, fondée en 1976, est spécialisée dans les équipements sportifs. Au fil des ans, elle a également développé une gamme étendue de mobilité électrique, dont une offre de vélos électriques qui s’est enrichie d’un longtail depuis 2022. Pour mieux s’y retrouver, nous avons scruté l’ensemble de la gamme de vélos électriques Decathlon.
L’un des atouts majeurs de Decathlon réside dans sa présence sur le territoire français. Avec 325 points de vente, la marque dispose d’autant de services après-vente, facilitant la réparation de ses produits, un aspect rassurant pour un investissement pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros.
Qu’en est-il donc du nouveau E-Three 500 ? Passons directement au test !
**Fiche produit**
– **Modèle** : Decathlon Btwin E-Three 500
– **Dimensions** : 220 cm x 68 cm x 108 cm
– **Puissance du moteur** : 250 watts
– **Nombre d’assistances** : 3
– **Autonomie annoncée** : 85 km
– **Temps de recharge annoncé** : 330 min
– **Batterie amovible** : Oui
– **Écran** : Non
– **Poids** : 39 kg
– **Couleur** : Bleu, Vert, Rose
– **Poids maximal supporté** : 170 kg
– **Phares** : Oui
– **Feu arrière** : Oui
*Ce test a été réalisé à partir d’un modèle prêté par la marque.*
**Design : pourquoi réinventer la roue ?**
Le R500E continue de connaître un franc succès commercial. Ce E-Three 500 reprend logiquement le design de son prédécesseur. Avec ses dimensions impressionnantes de 2,20 mètres de long et pesant 39 kg à vide, cet engin pourrait surprendre plus d’un.
Les citadins en particulier doivent être avisés : se garer entre deux arceaux, notamment à Paris, pourrait se révéler compliqué. Je l’ai constaté personnellement, le vélo dépassant largement l’espace dédié.
Pour évaluer la longueur de ce vélo, il suffit de le comparer à d’autres modèles. Par exemple, un Douze Cycles mesure 2,05 m, le Gaya Cargo fait moins de 2 mètres, tandis que le VELLO SUB n’affiche que 1,80 m.
L’un des avantages de ce format est le confort pour le cycliste et les passagers. Mes enfants avaient amplement d’espace à l’arrière et le E-Three 500, comme son prédécesseur, est équipé d’une roue arrière de 20 pouces, plus petite que celle de l’avant (26 pouces). Cette asymétrie contribue à la stabilité du vélo avec un chargement à l’arrière et facilite l’accès pour installer les enfants.
Sur mon modèle de test, le siège bébé était proposé à 49,99€ et un coussin de siège à 29€.
Un aspect qui pourrait en rebuter certains est son cadre droit, jugé moins pratique qu’un cadre bas pour un usage quotidien. Ce type de cadre complique l’enjambement, et la position sur ce vélo est semidroite, donc légèrement plus sportive par rapport à un vélo Gaya. Cependant, il est adapté aux cyclistes mesurant entre 1,55 m et 1,95 m.
Ce design inchangé est aussi une des raisons qui permettent à Decathlon d’offrir un prix compétitif pour un vélo cargo, tout en garantissant une certaine qualité de fabrication et une bonne durabilité.
Avec une géométrie renforcée par une barre de maintien au-dessus de la batterie, ce modèle peut transporter jusqu’à 209 kg au total (170 kg de charge utile), avec une capacité de 80 kg sur le porte-bagage arrière. Ce sont d’excellents chiffres, ne perdant pas en crédibilité face aux concurrents.
Certains concurrents, comme Moustache avec son Lundi 20 Cargo 3, limité à 200 kg au total (70 kg à l’arrière), ou Tern et Vello, qui supportent 100 kg à l’arrière, y trouveraient à redire.
Les roues de 26 pouces à l’avant et 20 pouces à l’arrière sont équipées de pneus standards. Il faut faire certaines concessions pour atteindre le prix de ce modèle, et l’on ne retrouvera donc pas, comme sur la plupart des vélos cargos haut de gamme, les pneus Schwalbe Pick-up, la référence sur ce marché.
Bien que je n’ai pas subi de crevaison durant mon test, je ne peux garantir la longévité de ces pneus. Leur largeur de 55 mm offre un confort supplémentaire et facilite le franchissement des trottoirs et des rails de tramway.
Ce E-Three 500 est doté d’une fourche suspendue de la marque Suntour. Même réglée à mi-tension, elle apporte un confort appréciable pour le cycliste, surtout sur pavés ou routes accidentées.
Concernant la gestion des câbles, c’est propre et bien organisé. Un bon point à souligner : Decathlon a choisi des boulons renforcés entre les connecteurs électriques, augmentant leur durabilité en cas de chute.
**Moins d’équipements de série mais une grosse économie**
L’équipement de série est une force de la marque. Ce modèle respecte encore ce principe, bien que des concessions aient été nécessaires. En contrepartie, le prix est désormais de 2499 euros. À ce tarif, on peut renoncer à des coussins de siège à 29 euros chacun et à la plateforme avant à 25 euros.
La plateforme avant, bien que petite comparée à celles des concurrents, ne compromet pas l’encombrement du vélo et est compatible avec les accessoires B’Clip de Decathlon, qui se fixent aisément. Cependant, l’offre d’accessoires reste encore limitée. À noter que le porte-bagage arrière est également compatible avec le système B’Clip.
À l’arrière, en plus du porte-bagage, du siège bébé et du coussin siège, notre modèle disposait d’une protection pluie au prix de 198,99 euros. Elle s’est révélée très pratique, offrant des ouvertures latérales et protégeant efficacement les enfants des intempéries. J’ai pu tester cette protection plusieurs fois ; en plus de sa fonction imperméable, elle coupait le vent, maintenant les enfants au chaud, et proposait une large poche à l’arrière pour ranger des affaires, comme un antivol.
Enfin, ce E-Three 500 se dote de repose-pieds, qui, contrairement au modèle précédent, utilisent un matériau nécessitant moins d’entretien. Exit le bois, bienvenue le PU (polyuréthane), un dérivé du plastique, à la robustesse accrue.
La béquille a été entièrement revue pour plus de solidité et de stabilité, un point crucial lors du chargement des enfants.
La marque a également complètement amélioré les feux, ce qui est très positif, surtout au regard du prix de ce vélo. Le feu avant a une luminosité de 60 Lux, contrairement au Moustache Lundi 20 Cargo 3, qui est équipé de série d’un feu de 30 Lux. Notons que ce feu avant est automatique, rendant son utilisation très simple. Le feu arrière, au design moderne, intègre également un feu stop qui s’active automatiquement lors du freinage.
Decathlon est fier de ce nouveau système, qui, selon leurs dires, a reçu un prix d’innovation pour la sécurité routière en 2026.
**Technologies embarquées : c’est beaucoup mieux.**
Soyons clairs : l’E-three 500 n’est pas acheté pour sa technologie embarquée. Pas de GPS, ni d’alarme ou d’application mobile. Decathlon a choisi la simplicité avec un écran sur le guidon.
Cependant, cet écran, désormais en couleur, est parfaitement visible quelles que soient les conditions climatiques et facile d’utilisation. J’ai eu l’occasion de tester de nombreux vélos cargos, et l’intégration d’un écran à bonne lisibilité est souvent un défi.
Néanmoins, j’ai deux remarques à formuler. D’abord, la commande pour ajuster l’assistance n’est pas aussi pratique que celle d’autres marques. De plus, le dernier niveau d’assistance sélectionné n’est pas mémorisé entre deux trajets, l’assistance étant systématiquement réinitialisée. C’est regrettable !
**Conduite : de la patate malgré son gabarit**
Decathlon a maintenu la même configuration que le modèle précédent avec un moteur moyeu dans la roue arrière, complété par une gâchette au guidon pour faciliter les démarrages.
Ce moteur offre un couple de 60 Nm, soit 2 Nm de plus que l’ancien modèle. Cependant, cette différence minime n’affecte pas le ressenti lors de mes essais du R500E.
Cet E-Three 500 est, par conséquent, dynamique en matière d’assistance, et même avec deux enfants à bord en mode 3 (le mode le plus puissant), je n’ai rencontré aucune difficulté en côte. Sa puissance est supérieure à celle de plusieurs autres vélos cargos que j’ai essayés, même équipés du moteur Bosch Cargo Line avec Smart System.
Ce dynamisme rend le vélo agréable à conduire, malgré son poids et sa longueur. J’ai majoritairement utilisé le mode 2 (normal), que je sois seul ou avec les enfants, réservant le mode 3 aux côtes.
Du côté de la transmission, Decathlon a conservé le même principe qu’auparavant : une chaîne avec un dérailleur externe Microshift à 6 vitesses. Le modèle antérieur, le R500E, en proposait 8.
Le choix de réduire à 6 vitesses pourrait sembler discutable. Une septième aurait apporté un meilleur confort, mais à ce prix, la transmission reste tout à fait satisfaisante. Personnellement, j’utilise souvent les vitesses mécaniques, sollicitant peu la gâchette d’accélération, utile surtout lors d’un freinage urgent.
Les barres de maintien à l’arrière ont été renforcées pour protéger les enfants en cas de chute et garantir un espace sécuritaire entre le vélo et les autres véhicules.
**Un freinage revu à la hausse**
D’autre part, le système de freinage a été optimisé, apportant une tranquillité d’esprit pour un vélo cargo de ce gabarit. Decathlon a opté pour des freins à disques hydrauliques, passant de 2 à 4 pistons. Ces freins Tektro se montrent efficaces et puissants.
**Une autonomie confortable**
Enfin, autre point positif concernant l’E-Three 500 : la capacité de la batterie a été augmentée, passant de 672 Wh à 711 Wh.
L’autonomie est donc améliorée. Avec mes enfants et tout l’équipement, j’ai parcouru 42 km en toute tranquillité, restant avec 16% d’autonomie. J’ai principalement utilisé le mode 2, en sollicitant le mode 3 pour les côtes, ce qui est suffisant pour un usage urbain, et l’autonomie peut être prolongée en basculant sur le mode 1.
La batterie est logée dans le cadre, amovible, mais demande un peu d’adaptation pour l’installation. Bien que le système ne soit pas le plus pratique que j’ai testé, il reste acceptable. Il est aussi regrettable qu’il n’y ait pas de poignée sur la batterie.
Un port USB-A est intégré à la batterie, utile pour certains, même si nous aurions préféré un port USB-C en 2026.
**Prix et disponibilité**
Decathlon a réalisé une belle performance en réduisant le prix de ce modèle qui bénéficie d’améliorations réelles. Le Btwin E-Three 500 est proposé à 2499 euros, contre 2999 euros pour le R500E de sa version 2 lancée fin 2023. Cela représente une économie de 500 euros pour un vélo toujours pertinent en 2026.
Sur le marché à ce tarif, l’E-Three 500 se mesure face au Nakamura Crossover Longtail, au Gaya Original ou encore au Jean Fourche II, chacun se situant autour de 3000 euros. De plus, des modèles tels que le Tern Quick Haul ou le Yuba Kombi E5 dépassent les 3200 euros avec des batteries souvent plus petites. À 2499 euros, le Decathlon est l’un des longtails les plus accessibles du marché.
Actuellement, seules les couleurs taupe (la couleur de notre modèle) et bleu abysse sont disponibles. La couleur vert sorbet est épuisée.
Ce modèle peut être acheté directement dans les magasins Decathlon ou en ligne. Comme mentionné dans ce test, Decathlon jouit d’un avantage significatif concernant le service après-vente compte tenu de son réseau national de 325 points de vente.
Un autre point important concernant cet investissement : Decathlon garantit le cadre à vie, une offre rare pour un vélo cargo à ce tarif. Couplé avec le réseau de magasins pour un service après-vente, c’est un argument de poids face aux marques spécialisées sans présence physique.

