Guerre en Ukraine : Poutine refuse Zelensky, l’Otan craint une attaque russe dès 2030
Le 5 juin 2026, au 1.563e jour du conflit, Vladimir Poutine a déclaré depuis Saint-Pétersbourg : « Je ne vois pas l’intérêt d’une rencontre. Cela n’a d’intérêt que pour la partie ukrainienne afin d’arrêter l’avancée de nos forces armées ». Ce vendredi, 185 prisonniers de guerre de chaque camp ont été échangés entre l’Ukraine et la Russie.

Si vous avez manqué les derniers développements concernant la guerre en Ukraine, 20 Minutes vous résume la situation chaque soir. Voici les points clés de ce vendredi 5 juin 2026, au 1.563e jour du conflit.
Le fait du jour
Nous y avons cru, mais nous avons sous-estimé la détermination du président russe. Jeudi soir, Volodymyr Zelensky a adressé une lettre ouverte à Vladimir Poutine pour lui proposer une rencontre en tête-à-tête visant à discuter de la paix. Donald Trump a qualifié cette idée de « super » et le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a laissé entendre que « Zelensky peut venir à tout moment à Moscou ».
Néanmoins, Poutine a catégoriquement rejeté cette offre ce vendredi. « Je ne vois pas l’intérêt d’une rencontre. Cela n’a d’intérêt que pour la partie ukrainienne afin d’arrêter l’avancée de nos forces armées », a déclaré Vladimir Poutine depuis Saint-Pétersbourg. « Nous partons du principe que les hostilités prendront fin un jour. Et, sans aucun doute, elles cesseront lorsque nous aurons atteint les objectifs que nous nous sommes fixés », a-t-il ajouté.
« Malheureusement, la partie russe choisit encore la guerre. […] Il ne veut tout simplement pas mettre fin à la guerre », a réagi le président ukrainien après avoir été écarté.
La déclaration du jour
« Selon l’évaluation de nos services de renseignements, ainsi que celle d’autres pays de l’Otan, il pourrait y avoir une attaque de la Russie contre l’Otan dès 2030. »
Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a adopté un ton très pessimiste lors d’une visite dans une usine d’armement. Cet avertissement fait écho à celui du secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, qui avait déclaré en décembre que la Russie « pourrait être prête à recourir à la force militaire contre l’Otan d’ici cinq ans ».
Le chiffre du jour
185. C’est le nombre de prisonniers de guerre échangés ce vendredi entre l’Ukraine et la Russie, chaque camp ayant récupéré 185 de ses soldats. Selon Volodymyr Zelensky, les militaires revenus en Ukraine incluent des « combattants des forces armées, de la garde nationale et du service des gardes-frontières ». Un civil est également rentré au pays.
La tendance
Emmanuel Macron, Keir Starmer et Friedrich Merz rencontreront Volodymyr Zelensky dimanche à Londres pour discuter du « soutien à l’Ukraine » et du « renforcement de la pression sur l’effort de guerre russe », a annoncé l’Elysée.
Le président français, le Premier ministre britannique et le chancelier allemand auront d’abord une réunion entre eux, avant de recevoir le président ukrainien. « Cette réunion permettra également de faire le point sur les travaux engagés en faveur d’une paix juste et durable en Ukraine et sur le continent européen, notamment dans le cadre de la Coalition des volontaires », a ajouté la présidence française.

