Erreurs dans les sacs bleus : un obstacle au recyclage
Une des erreurs les plus fréquentes relevées dans les sacs PMC sont les emballages imbriqués les uns dans les autres, ce qui complique le recyclage. L’analyse des statistiques 2025 met également en évidence des écarts marqués d’une commune à l’autre au sein de la zone IDELUX.
Des erreurs de tri qui compliquent le recyclage
Une des erreurs les plus fréquentes relevées dans les sacs PMC est la présence d’emballages imbriqués les uns dans les autres. « On pense parfois bien faire en voulant empiler ses pots de yaourt, ses pots de fleurs ou ses boîtes de conserve, le tout, pour gagner de la place dans le sac PMC. Malheureusement, c’est vraiment une pratique qui pose des problèmes parce que toutes les infrastructures d’identification et de séparation ne peuvent pas fonctionner si les emballages sont imbriqués les uns dans les autres », explique Marie-Noëlle Minet, chargée de communication IDELUX. Séparer les emballages est donc essentiel pour le triage de ceux-ci. Autre confusion récurrente : la présence de cartons classiques dans les sacs bleus. Le « C » de PMC signifie « cartons à boissons » et ne concerne pas les emballages en carton traditionnels.
Les textiles figurent également parmi les intrus les plus régulièrement retrouvés, tout comme des déchets plus problématiques encore, tels que les déchets électroniques, les piles, les batteries ou les petites bonbonnes de gaz. Ces derniers représentent un risque pour les équipes de collecte et les infrastructures de traitement.
Des écarts importants entre les communes
L’analyse des statistiques 2025 met également en évidence des écarts marqués d’une commune à l’autre au sein de la zone IDELUX. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces différences, notamment le degré d’urbanisation et les habitudes de consommation des habitants. « On imagine que si toutes les communes arrivaient à la moyenne de la zone au niveau des PMC, on aurait pu récupérer en 2025, 772 tonnes de PMC supplémentaires qui auraient pu être recyclées plutôt qu’incinérées, » précise Marie-Noëlle Minet. Un double bénéfice, à la fois pour l’environnement et pour les finances publiques.
Une campagne pour rappeler que « tout ne va pas avec tout »
Face à ce constat, IDELUX Environnement a lancé une nouvelle campagne de sensibilisation misant sur l’humour. Son message est simple : « Tout ne va pas avec tout ». Derrière ce ton décalé, l’objectif est de rappeler qu’une erreur de tri, même anodine en apparence, peut avoir des répercussions importantes tout au long de la chaîne de gestion des déchets. Du personnel de collecte aux centres de tri, en passant par les filières de valorisation des déchets, la qualité du geste de tri reste un élément essentiel pour améliorer les performances environnementales et limiter le recours à l’incinération.
>>> Découvrez l’interview de Marie-Noëlle Minet sur « Le tri des déchets » ci-dessus ou dans l’émission « Quel Temps pour la Planète » de ce jeudi 4 juin 2026 sur RTBF Auvio.

