Tunisie : 72 zones de glissement identifiées en deux ans
Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, a annoncé qu’un budget annuel de 10 millions de dinars est consacré aux interventions d’urgence face aux glissements de terrain. Sur les seules années 2024 et 2025, 72 points de glissement ont été recensés et le traitement de 18 d’entre eux a déjà été engagé.
Le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Slah Zouari, a appelé mercredi à adopter une approche proactive concernant les glissements de terrain, lors de l’ouverture d’une journée technique organisée à Tunis par l’Association tunisienne des routes (ATR) et l’Association tunisienne de mécanique des sols (ATMS).
Il a précisé que ce sujet représente une « priorité absolue », en raison de ses implications pour la sécurité des citoyens et la durabilité des infrastructures.
À ce propos, le ministre a révélé qu’un budget annuel de 10 millions de dinars est prévu pour les interventions d’urgence. Les années 2024 et 2025 ont permis de recenser 72 points de glissement, dont le traitement de 18 a déjà été initié.
Parmi les projets en cours, il a mentionné la protection de la route régionale n° 128 à Korbous (gouvernorat de Nabeul), qui s’étend sur 4,5 km pour un coût de 104 millions de dinars et est en phase d’achèvement. De plus, 12 points critiques sur les routes nationales n° 11, 17 et 161 dans le gouvernorat de Jendouba font l’objet de traitements, dont 9 ont déjà été finalisés.
En outre, le ministre a annoncé que la protection de la colline de Sidi Bou Saïd a été déclarée « grand projet à caractère stratégique » par décision de la Présidence du Gouvernement (n° 11 du 26 janvier 2026), avec des études techniques déjà lancées.
Lors de cet événement, Slah Zouari a également encouragé les experts, les ingénieurs et les chercheurs présents à proposer des recommandations concrètes pour améliorer les systèmes d’alerte précoce, adapter les normes de construction aux particularités géologiques tunisiennes et renforcer la résilience des structures face aux aléas climatiques croissants.

