Tunisie

Des faits et des chiffres : analyse des données clés.

La Tunisie a perdu deux places au niveau mondial en passant de la 82è à la 84è position dans le classement 2026 du «Global Startup Ecosystem Index» de «StartupBlink», sans que cela ne soit dû à un recul de ses performances. En ce qui concerne la circulation fiduciaire, la valeur des billets et pièces en circulation a atteint près de 29,7 milliards de dinars à la fin du mois de mai 2026, augmentant de plus de 10 % depuis le début de l’année.

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Le classement 2026 du «Global Startup Ecosystem Index» de «StartupBlink» montre une situation ambivalente pour la Tunisie. Bien que le pays ait perdu deux places au niveau mondial, passant de la 82è à la 84è position, ce changement est davantage dû à la montée d’autres écosystèmes qu’à une baisse de ses performances. Sur le continent africain, la tendance est positive puisque la Tunisie se classe au sixième rang régional.

L’écosystème national jouit d’atouts reconnus, tels qu’une population de jeunes diplômés qualifiés, une expertise technologique en expansion et des coûts de développement relativement compétitifs. Ces éléments facilitent l’émergence de projets innovants dans divers secteurs stratégiques comme l’intelligence artificielle, l’analyse de données, les sciences de la vie et les activités liées à l’économie maritime. Le soutien institutionnel est également un levier essentiel, grâce à des dispositifs comme le «Startup Act» et le fonds «Anava», qui améliorent l’accès au financement des entreprises en phase de démarrage.

Cependant, les performances en matière de création de start-up ne se traduisent pas encore par un nombre significatif d’entreprises capables de connaître une croissance internationale rapide. L’absence de «scale-ups» reste l’une des principales faiblesses du modèle tunisien. Cette situation est aggravée par l’exode de nombreux profils hautement qualifiés vers des marchés offrant de meilleures rémunérations, notamment en Europe et dans les pays du Golfe. De plus, les incertitudes économiques et réglementaires, ainsi que les contraintes liées au marché des changes, diminuent l’intérêt des investisseurs étrangers. Les résultats visibles montrent donc que la Tunisie dispose d’un potentiel entrepreneurial réel et d’une capacité d’innovation reconnue. Néanmoins, le renforcement de cet écosystème nécessitera une amélioration de l’environnement des affaires, un accès accru aux financements de croissance et une meilleure intégration aux marchés internationaux. Sans ces évolutions, les succès individuels risquent de demeurer exceptionnels, sans contribuer à une transformation durable de l’économie nationale.

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Les indicateurs fournis par la Banque centrale de Tunisie révèlent une légère diminution des réserves en devises du pays début juin. Au 1er juin, les avoirs extérieurs nets étaient de 25,175 milliards de dinars, ce qui représente l’équivalent de 103 jours d’importation. Par ailleurs, la Banque centrale précise que les besoins de liquidité du système bancaire continuent d’être soutenus par ses interventions, le volume total de refinancement atteignant 11,421 milliards de dinars à cette même période. En ce qui concerne la circulation fiduciaire, les données les plus récentes, arrêtées au 29 mai, montrent que la valeur des billets et pièces en circulation a atteint 29,712 milliards de dinars. Ces chiffres reflètent l’évolution des principaux agrégats monétaires et de liquidité régulièrement suivis par l’institut d’émission.

22 %

La circulation fiduciaire en Tunisie continue de progresser à un rythme soutenu. Cette tendance, qui a commencé après l’entrée en vigueur de la réforme encadrant l’utilisation des chèques en 2025, s’est intensifiée à l’approche de l’Aïd El-Kébir, une période traditionnellement marquée par une forte demande de liquidités.

À la fin mai 2026, la valeur totale des billets et pièces en circulation a atteint près de 29,7 milliards de dinars, un niveau sans précédent. Depuis le début de l’année, cet agrégat monétaire a augmenté de plus de 10 %, tandis que sa hausse sur douze mois dépasse 22 %.

Cette évolution traduit un recours accru aux paiements en espèces par les ménages et les entreprises, dans un contexte où l’utilisation des chèques a fortement diminué. Les dépenses saisonnières liées aux préparatifs de l’Aïd ont également soutenu les besoins en numéraire, augmentant ainsi la pression sur la demande de liquidités au sein de l’économie.

49,2%

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont connu une progression notable durant les six premiers mois de la campagne 2025-2026. Les recettes générées ont atteint près de 3,64 milliards de dinars, comparativement à 2,44 milliards de dinars à la même période de la campagne précédente, soit une augmentation d’environ 50 %.

Selon les données de l’Observatoire national de l’agriculture, cette performance résulte principalement d’une forte hausse des quantités exportées. Les volumes écoulés sur les marchés internationaux ont dépassé 295 000 tonnes, contre environ 180 000 tonnes un an plus tôt, représentant une progression d’environ 64 %. Cette évolution a permis de compenser le recul du prix moyen à l’exportation, qui s’est établi à 12,67 dinars le kilogramme, en baisse de 8 % sur un an.

L’analyse de la structure des exportations révèle que l’huile conditionnée reste minoritaire, avec seulement 12,5 % des volumes commercialisés à l’étranger, tandis que l’huile exportée en vrac représente près de 88 % des ventes.

De plus, l’huile d’olive extra vierge continue de dominer largement les exportations tunisiennes, avec une part dépassant 83 % du volume total.

Sur le plan géographique, les pays européens demeurent les principaux marchés pour l’huile d’olive tunisienne, absorbant plus de la moitié des exportations. L’Amérique du Nord se classe au deuxième rang, suivie de l’Asie et de l’Afrique. Parmi les marchés individuels, l’Espagne reste le premier client de la Tunisie, suivie de l’Italie et des États-Unis.

Le segment biologique continue également de croître. Les exportations d’huile d’olive biologique ont atteint près de 38 000 tonnes durant la période considérée, générant des revenus avoisinant 498 millions de dinars. Ces résultats confirment le rôle stratégique de la filière oléicole dans les recettes d’exportation du pays et son importance croissante sur les marchés internationaux.