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Guerre en Ukraine : L’affront à Poutine à Saint-Pétersbourg et l’escale bretonne d’un capitaine russe

Le 3 juin 2026, au 1.561e jour du conflit, l’Ukraine a attaqué Saint-Pétersbourg, endommageant « plusieurs » infrastructures, sans faire de victime, le jour de l’ouverture du Forum économique international. Selon le ministère russe de la Défense, Kiev a lancé un total de 354 drones dans la nuit de mardi à mercredi, entraînant 7 victimes en Crimée.

Vous avez manqué les derniers développements sur la guerre en Ukraine ? 20 Minutes fait le bilan pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce mercredi 3 juin 2026, au 1.561e jour du conflit.

Le fait du jour

Une provocation qui s’apparente à un camouflet pour Vladimir Poutine. Ce mardi, l’Ukraine a décidé de frapper Saint-Pétersbourg, la ville natale du président russe, le jour de l’ouverture du traditionnel Forum économique international qui rassemble environ 20.000 participants russes et étrangers, y compris des occidentaux.

L’attaque, qui fait suite à un raid russe massif ayant causé 23 décès en Ukraine, a touché « plusieurs » infrastructures énergétiques et militaires de Saint-Pétersbourg, sans provoquer de victimes. « J’estime que ce sont des frappes justes. Ils [les Russes] attaquent, il y a eu une attaque massive il y a juste un jour. Nous avons répondu en conséquence […]. Ils doivent savoir que s’ils utilisent des drones et des missiles contre nous, nous ferons de même », a déclaré Volodymyr Zelensky. Le Kremlin, quant à lui, s’est contenté d’annoncer des « réponses systématiques ».

La déclaration du jour

« Alors que l’Ukraine continue de tenir bon, d’innover et de remporter des victoires sur le champ de bataille, la Russie est de plus en plus désespérée. »

C’est le constat de Mark Rutte, le secrétaire général de l’Otan, lors d’une visite surprise à Kiev ce mercredi.

Le chiffre du jour

7. C’est le nombre de victimes en Crimée après la frappe d’un drone ukrainien effectuant le trajet entre Moscou et la péninsule annexée par la Russie en 2014. D’après le ministère russe de la Défense, Kiev a effectué un total de 354 lancements de drones dans la nuit de mardi à mercredi.

La tendance

Il devra s’expliquer. Le commandant du Tagor, pétrolier de la flotte fantôme russe saisi dimanche dans l’océan Atlantique par la marine française, a été placé en garde à vue mardi, a annoncé le procureur de Brest. Cet homme, de nationalité russe, risque un an de prison et 150.000 euros d’amende pour défaut de pavillon et refus d’obtempérer en mer, ainsi que la confiscation du navire. L’armateur, dont l’identité est « en cours d’identification », risque des peines similaires, a précisé le magistrat.

Notre dossier sur la guerre en Ukraine

Dans une déclaration publiée sur Telegram, l’Ambassade de Russie en France a exigé « qu’un accès consulaire soit immédiatement accordé » au commandant et « que sa libération intervienne dans les plus brefs délais », qualifiant les poursuites d’ « accusations infondées ».