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Le PSG champion d’Europe : l’État ne se défend pas après les débordements.

Après le deuxième sacre du PSG en Ligue des champions samedi soir, plus de 890 interpellations ont été réalisées au cours du week-end, en hausse de 45 % par rapport à la finale de l’an dernier. Au cours du week-end, 178 membres de forces de l’ordre ont été blessés, visés notamment par des jets de projectiles et des tirs de mortiers.


Les incidents ont légèrement terni les célébrations. Après le deuxième titre du PSG en Ligue des champions samedi soir, des affrontements et des pillages ont eu lieu dans plusieurs villes françaises, entraînant plus de 890 interpellations durant le week-end, soit une augmentation de 45 % par rapport à la finale de l’an dernier. « Et s’il y a autant d’interpellations, c’est que ce travail a été évidemment bien fait », a déclaré ce lundi le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, en défense du dispositif de sécurité considérable mis en place.

« Moi, je suis ministre de l’Intérieur, je suis à la tête de services qui assurent le maintien de l’ordre qui sont là pour mettre un terme à des exactions, et c’est ce qui a été fait systématiquement », a-t-il affirmé sur France Inter, visiblement agacé par les critiques de l’ensemble de la classe politique.

Bardella évoque des scènes de guerre civile

Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a également adoptée une position similaire en soulignant une augmentation des interpellations dans la capitale, tout en notant « une baisse de 30 % des faits » par rapport à 2025. « Je ne suis pas responsable, moi, de cette jeunesse qui vient casser » et qu’il faut distinguer des « centaines de milliers de personnes (venues) pour faire la fête », s’est-il défendu.

La veille, Emmanuel Macron, en condamnant les débordements et violences survenus samedi soir, avait dénoncé des faits « inacceptables » et exprimé son « ras-le-bol », en faisant la différence entre les véritables supporters et les fauteurs de troubles. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a quant à lui parlé de scènes de guerre civile.

Des comparutions immédiates dès ce lundi après-midi

Au cours du week-end, 178 membres des forces de l’ordre ont été blessés, victimes de jets de projectiles et de tirs de mortiers. La procureure de Paris, Laure Beccuau, a annoncé pour la capitale 256 gardes à vue, dont 82 ont été prolongées, et a fait savoir que des comparutions immédiates auraient lieu dès ce lundi après-midi. « La justice sera intraitable », a-t-elle promis sur BFMTV.

Elle a donné ainsi « pour instruction » de « retenir une incrimination rarement utilisée, celle d’actes d’intimidation à l’égard des forces de l’ordre », une infraction qui « fait encourir aux intéressés la peine de 10 ans d’emprisonnement. » Dans le cas de policiers touchés par une « bombe agricole », Laure Beccuau a ordonné que la qualification retenue soit « désormais celle de tentative d’homicide volontaire à l’encontre de forces de l’ordre », témoignant ainsi d’un « discours de fermeté. »