« Flottille pour Gaza » : Le Quai d’Orsay attaque Israël en justice
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé ce vendredi avoir saisi la justice française en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale. Les autorités israéliennes ont annoncé l’interpellation de 430 militants, dont 37 Français, à bord des bateaux qui ont été expulsés jeudi.
Sous la pression des avocats de la Flottille pour Gaza, dont des membres français ont dénoncé des mauvais traitements pendant leur détention en Israël, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé ce vendredi avoir saisi la justice française.
« J’ai décidé hier de saisir la procureure de la République, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale », a déclaré Jean-Noël Barrot sur France Inter. Le ministre a indiqué que son signalement à la justice était fondé sur un « rapport que j’ai demandé à notre consul général en Turquie, qui m’a fait état de violences sexuelles, d’exposition au froid, de coups, mais aussi d’humiliations répétées à l’encontre de ressortissants français ». « Autant de faits qui sont susceptibles de qualification pénale », a-t-il ajouté.
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a quant à lui été déclaré persona non grata en France. Jean-Noël Barrot avait annoncé samedi que la France interdisait d’ores et déjà l’accès à son territoire à Ben Gvir, suite à la diffusion d’une vidéo montrant des militants de la Flottille pour Gaza agenouillés et les mains liées, après leur interception en mer et leur détention dans le sud d’Israël.
Peu avant l’annonce du signalement à la justice, les avocates des membres français de la Flottille avaient dénoncé vendredi le « simulacre de condamnation » de ces actes par la France et avaient annoncé leur refus de rencontrer le ministre des Affaires étrangères pour discuter de la situation. Elles ont également fait savoir leur intention de « déposer plainte pour les violences subies par les membres de la Flottille dans les prochains jours pour les humiliations, violences, viols et actes de torture dénoncés ».
Pour rappel, environ cinquante navires avaient quitté la Turquie le 14 mai dans le but de tenter de briser le blocus imposé par Israël sur la bande de Gaza. Les autorités israéliennes avaient annoncé l’interpellation de 430 militants (dont 37 Français) à bord des bateaux, tous expulsés jeudi.

