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Roland-Garros : Le grand retour de Lois Boisson n’a pas eu lieu

Lois Boisson a été éliminée dès son entrée en lice à Roland-Garros par Anna Kalynskaya, ce mardi. Elle a déclaré : « J’étais assez sereine, en forme, contente de revenir ici, assure-t-elle. J’ai fait un bon échauffement. Je n’avais juste pas les bonnes sensations tennistiques. Je n’étais pas prête, après tout ce qui s’est passé ces derniers mois. »

À Roland-Garros,

La défaite est logique, compte tenu de l’adversité et de ce que Lois Boisson a vécu ces derniers mois, mais au fond de nous, l’espoir persistait de voir la magie opérer. Cela n’a pas été le cas. Du tout. Un an après son parcours exceptionnel Porte d’Auteuil, où elle avait surpris tout le monde en atteignant les demi-finales, la Française a été éliminée dès le premier tour par Anna Kalynskaya, ce mardi.

Boisson n’a jamais réussi à s’installer dans le match sur le court Suzanne-Lenglen, perdant son service dès le début, ce qui annonçait tout ce qui allait se produire pendant l’heure de jeu. Le public était présent, profitant de chaque légère tentative de rébellion pour encourager fortement. Cependant, la Française, visiblement mal à l’aise, tête basse dès le début et agacée par ses fautes directes, n’a jamais montré quoi que ce soit de capable d’enthousiasmer la foule et de renverser la rencontre.

Pourtant, elle se sentait en forme avant d’entrer sur le court. Mais tout a rapidement tourné au vinaigre. « J’étais assez sereine, en forme, contente de revenir ici, confie-t-elle. J’ai fait un bon échauffement. Je n’avais tout simplement pas les bonnes sensations tennistiques. Je n’étais pas prête, après tout ce qui s’est passé ces derniers mois. » L’après Roland 2025 a été un long calvaire pour celle qui était devenue numéro 1 française. Les blessures se sont accumulées, jusqu’à une blessure au bras droit qui l’a conduite à mettre un terme à sa saison.

Alors qu’elle espérait revenir rapidement en 2026, elle a dû faire preuve de patience. Son premier match ne remonte qu’à avril, et elle est arrivée Porte d’Auteuil avec une seule victoire à son actif, obtenue à Strasbourg quelques jours auparavant. Visiblement abattue lors de la conférence de presse, elle n’a pas manqué de faire part de ses regrets liés à cette saison inachevée. « J’en ai beaucoup, oui, sur le fait d’être arrivée dans ces conditions, avec très peu de rythme en raison de ces blessures. C’est là le regret, ne pas réussir à rester en bonne santé. »

Chute au classement

Pendant la rencontre, les regards, nombreux, vers son coach Florian Reynet, convoqué en urgence il y a dix jours, n’ont pas suffi à l’encourager. En face, la tête de série numéro 22 a joué à la perfection. Pas besoin d’en faire trop, il suffisait de faire jouer Boisson, de préférence sur son revers. Lorsque son coup droit lourd et puissant, qui avait fait tant de dégâts l’an dernier, était dans le court, la vie devenait immédiatement plus simple pour la Dijonnaise. Mais c’était là sa seule arme. Son revers était bien moins performant, Kalynskaya le savait très bien et c’est sur ce côté qu’elle insista dès qu’il était crucial de marquer un point.

La suite des événements se dirige vers la saison sur gazon. Et surtout, il faut espérer que son corps cesse de la trahir. « Pour revenir, je me suis accrochée à ma passion pour le tennis. Je n’y joue pas assez souvent à mon goût », avoue-t-elle, très déçue. Dans un tennis féminin tricolore en difficulté, avec seulement deux qualifiées pour le deuxième tour (Jacquemot et Parry) sur neuf, Boisson ne brille plus. En perdant les points importants accumulés l’an dernier, elle devrait se retrouver aux alentours de la 150e place mondiale, avec le regret de ne pas avoir pu profiter du statut que son exceptionnel parcours lui avait conféré.

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On terminera néanmoins sur une note positive, apportée par son adversaire du jour. « Lois mérite mieux », déclare Kalynskaya. « C’est difficile, quand vous ne jouez pas, vous perdez confiance en même temps que votre classement. Défendre une demi-finale, c’est beaucoup de pression, et elle vaut bien mieux que d’être hors du top 100. Mais elle rebondira, j’en suis convaincue. » Cela suffira peut-être à redonner le sourire à la Française de 23 ans, mais cet avis sera crucial pour qu’elle se relance dans la compétition.