« Crush », « kawaï », « dinguerie » : ces mots entrent dans le dictionnaire.
L’édition 2027 du dictionnaire intègre près de 150 mots et expressions, reflétant un monde connecté et engagé. Parmi ces nouveaux termes, « neuroatypique » qualifie une personne dont le fonctionnement neurologique diffère de la norme, notamment en cas de troubles comme le TDAH ou les DYS.
Chaque année, le dictionnaire s’enrichit, reflétant les évolutions sociales. L’édition 2027 ne déroge pas à la règle : près de 150 mots et expressions font leur apparition, illustrant un monde à la fois connecté, engagé et parfois désorienté. Des termes provenant de la francophonie, du numérique ou du quotidien s’imposent dans le langage courant.
Parmi les nouveautés, certains termes étonnent par leur modernité. « Prompter » désigne l’action d’envoyer une instruction à une intelligence artificielle pour générer une réponse, un verbe né avec le développement des outils numériques.
Un autre exemple est « crush », emprunté à l’anglais, qui évoque un béguin soudain ou la personne sur laquelle il se porte. Le mot « vocal » fait référence à un message audio envoyé via une messagerie.
Plusieurs termes traduisent aussi une meilleure prise en compte des différences. « Neuroatypique » ou « neurodivergent » qualifie une personne dont le fonctionnement neurologique diffère de la norme, notamment dans le cas de troubles tels que le TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) ou les DYS (dyslexie, dysorthographie, dyscalculie, etc.).
Le terme « polarisation » illustre les fractures croissantes au sein de la société, souvent exacerbées par les réseaux sociaux. En revanche, « assertivité » valorise une communication respectueuse et affirmée.
D’autres concepts, plus graves, apparaissent également. La « soumission chimique » désigne l’administration de substances à l’insu d’une personne dans un but criminel, témoignant d’une prise de conscience sociétale.
La langue française se nourrit aussi de tendances culturelles. « Kawaï », venu du Japon, désigne une esthétique mignonne et colorée, tandis que « dinguerie » qualifie une situation extravagante.
Dans un registre plus familier, « ça pique » exprime une difficulté ou un coût élevé, tandis que « cagnotter » signifie accumuler des avantages financiers, souvent à travers des programmes de fidélité.
Enfin, des termes liés à la gastronomie ou à l’espace complètent cette sélection : « chakchouka », un plat maghrébin, et « superlune », un phénomène céleste spectaculaire.
Ces ajouts témoignent de la vitalité de la langue française, capable d’intégrer les mutations du monde tout en conservant sa richesse.

