Futures Fiat électriques abordables : Quattrolino, Pandina et Grizzly présentés.
Stellantis a officialisé trois nouvelles Fiat électriques : la citadine Quattrolino, la citadine Pandina et le crossover Grizzly, avec un cap sous les 15 000 € sur les plus petits formats, et un planning qui s’étire jusqu’en 2028. Ce jeudi à Amsterdam, Stellantis a déroulé FaSTLAne 2030, son plan stratégique à 60 milliards d’euros et plus de 60 nouveaux modèles d’ici à 2030, dont 29 électriques.
Stellantis a annoncé trois nouvelles voitures électriques sous la marque Fiat : la citadine Quattrolino, la citadine Pandina et le crossover Grizzly. Les prix de ces modèles les plus petits seront inférieurs à 15 000 €, et le calendrier de lancement s’étale jusqu’en 2028.
Ce jeudi à Amsterdam, Stellantis a présenté FaSTLAne 2030, son plan stratégique doté d’un budget de 60 milliards d’euros et d’une prévision de plus de 60 nouveaux modèles d’ici à 2030, dont 29 seront électriques. En parallèle, Fiat est élevée au rang de marque mondiale du groupe, aux côtés de Jeep, Ram et Peugeot. La marque italienne a pour mission de promouvoir le low cost électrique.
La gamme se divise désormais en deux segments. L’« urban mobility » comprend la Topolino, déjà en vente, ainsi que la Quattrolino (probablement autour de 10 000 euros), le quadricycle Tris, la future Fiat 500 et la Pandina, qui sera présentée au Mondial de l’Auto de Paris en octobre.
L’« affordable family transportation » inclut, quant à elle, la Grande Panda et le nouveau Grizzly, destiné à rivaliser avec le Citroën C3 Aircross. Deux plateformes ont été développées pour ces véhicules : une base « e-car » pour les petits modèles urbains et la plateforme Smart Car, commune aux autres véhicules abordables de Stellantis.
Le Grizzly est le modèle le plus stratégique. Il sera basé sur la Citroën Basalt, actuellement commercialisée en Inde et au Brésil, et sera décliné en deux carrosseries : une berline fastback et un SUV jumeau du C3 Aircross ou de l’Opel Frontera.
Les motorisations devraient ressembler à celles des modèles Smart Car, avec des capacités de batterie de 44 à 54 kWh et une puissance de 113 ch pour la version électrique du C3 Aircross et de l’Opel Frontera. Cependant, aucune fiche technique ou grille tarifaire précise n’est encore disponible. Pour comparaison, la BYD Dolphin Surf, citadine entièrement électrique du constructeur chinois, débute à 19 990 € hors bonus écologique, tandis que la Tesla Model Y reste au-dessus des 40 000 €.
Un élément clé : à partir de fin 2025, la Dolphin Surf sera fabriquée dans la nouvelle usine BYD de Szeged, en Hongrie. La production en Europe permet d’accéder au bonus écologique français. Ainsi, le prix de base de la Dolphin Surf pourrait tomber autour de 14 000 € après déduction du bonus, ce qui correspond à la cible visée par Fiat avec son programme E-Car. Le duel s’annonce donc très disputé sur le segment d’entrée de gamme.
Si Fiat parvient à maintenir le prix de 15 000 € hors aide, Stellantis se positionnera précisément sur ce créneau que BYD cible depuis sa nouvelle usine hongroise. Le groupe a également présenté sa plateforme STLA One, conçue pour soutenir l’essentiel de ses volumes mondiaux. La rationalisation des coûts est donc omniprésente. Parallèlement, Citroën a annoncé le retour de la 2CV en version 100 % électrique, visant le même segment tarifaire.
Sur le papier, la stratégie semble solide : une telle mutualisation des plateformes devrait mécaniquement réduire les coûts de production, un objectif que aucun constructeur européen n’avait réussi à atteindre face aux défis posés par la concurrence chinoise jusqu’à présent.
Reste à voir sur deux points critiques, à savoir l’autonomie WLTP et l’équipement de série, des domaines où Fiat a tendance à réduire ses coûts pour les modèles d’entrée de gamme. Les configurations détaillées de la Pandina, attendues en octobre à Paris, apporteront des réponses.

