Elon Musk perd son procès contre OpenAI et annonce son appel.
Le 18 mai 2026, Elon Musk a perdu le procès qui l’opposait à Sam Altman et OpenAI, un jury fédéral d’Oakland ayant estimé que les plaintes étaient prescrites en moins de deux heures. Selon Yvonne Gonzalez Rogers, « il existe de nombreux éléments appuyant les décisions du jury » et la juge s’est dite prête à rejeter la demande d’appel « sur-le-champ ».
C’est la conclusion (temporaire) d’une affaire juridique qui a suscité beaucoup d’attention. Ce 18 mai 2026, Elon Musk a perdu le procès l’opposant à Sam Altman et OpenAI, mais il semblerait que l’affaire soit loin d’être terminée.
Ce procès a nui à l’image de toutes les parties impliquées, mais Elon Musk ne semble pas vouloir s’arrêter là. Après avoir été plongé pendant trois semaines dans ses litiges contre OpenAI, l’homme d’affaires sud-africain a subi une première défaite : un jury fédéral d’Oakland a jugé, à l’unanimité et en moins de deux heures, que les plaintes étaient prescrites, un verdict rapidement validé par la juge Yvonne Gonzalez Rogers.
Sans être perturbé, Elon Musk a immédiatement annoncé son intention de faire appel devant la cour fédérale du 9e Circuit, déclarant que « le tribunal ne s’est jamais prononcé sur le fond de l’affaire, mais simplement sur un problème de timing », selon les informations de CNBC.
Rappelons que ce procès, préjudiciable pour l’image de Musk tout comme pour celle d’Altman, avait pour but de démontrer qu’OpenAI avait trahi sa promesse originelle (partiellement établie par Musk lui-même) en transformant son statut d’organisation non lucrative en entreprise privée. Pour le dirigeant de Tesla, cela contredisait sa mission de créer une IA « bénéfique pour toute l’humanité » et justifiait, selon lui, une restitution pouvant atteindre 180 milliards de dollars de « biens mal acquis » au profit de la branche non lucrative d’OpenAI.
Quelles que soient les justifications de ces critiques, elles ont été entachées par le timing de l’affaire, qui n’a pas joué en faveur du plaignant. Selon William Savitt, l’avocat principal d’OpenAI, les plaintes ont été déposées trop tard, car Musk « les gardait sous le coude pour en faire des armes au service d’un concurrent incapable de rivaliser sur le marché ». Depuis son départ d’OpenAI, l’homme d’affaires a en effet fondé xAI, qui essaie de concurrencer ChatGPT avec le robot conversationnel Grok.
Bien que cette conclusion de procès ne fournisse pas de réponse sur le fond de l’affaire, l’appel de Musk semble déjà mal engagé. Selon lui, « il n’y a aucun doute sur le fait que Altman & Brockman se sont enrichis sur le dos d’une organisation non lucrative. La seule question qui reste est quand exactement ils l’ont fait ». Toutefois, cette question revêt une certaine importance, selon Yvonne Gonzalez Rogers, qui a affirmé « qu’il existe de nombreux éléments appuyant les décisions du jury » et s’est déclarée prête à rejeter la demande d’appel « sur-le-champ ».
Médiatiquement, l’homme d’affaires a réussi à entacher l’image de Sam Altman, qui a été perçu comme manipulateur et peu fiable. Malheureusement, la même critique peut également s’appliquer à Elon Musk.
Le timing de cette affaire n’est pas anodin : OpenAI prévoit une introduction en bourse fin 2026 avec une valorisation estimée à environ 850 milliards de dollars, tandis que SpaceX (qui possède xAI) viserait une valorisation de 1 750 milliards. Une condamnation aurait, au minimum, compromis ces projets. C’est également ce que la défaite de Musk vient sceller.

