Vélo à Bruxelles : comment choisir des solutions pour ma mobilité ?
À Bruxelles, 36% du réseau vélo PLUS est actuellement réalisé, laissant encore deux tiers du réseau à aménager. La police de Bruxelles-Ixelles a mis en place des contrôles pour renforcer la sécurité, avec un montant de 184 € pour un feu rouge grillé.
Des embouteillages, des infractions et des incivilités en tout genre : se déplacer à vélo à Bruxelles n’est pas toujours sans risque. « Ici à 8h du matin, mon Dieu, il y a du monde », déclare un cycliste. « On a un peu l’impression de jouer sa vie », ajoute une autre. « Il y a des cyclistes qui roulent très vite, d’autres très lentement, et on se retrouve avec des personnes qui circulent à des vitesses très différentes dans les mêmes zones. »
Sur les routes, un vélo sur deux est électrique, avec des modèles plus lourds et plus imposants. La tendance des SUV s’étend désormais aux deux-roues. « Quelqu’un qui a les moyens d’acquérir un vélo plus sophistiqué et plus cher peut parfois se sentir plus légitime à occuper l’espace public, ce qui l’incite à adopter des comportements dangereux, comme faire des queues de poisson ou exercer une pression pour dépasser dans des situations inappropriées », observe John Nieuwenhuys, responsable du bureau « études et conseils » chez ProVelo.
« Aujourd’hui, on a fait 36% du réseau vélo PLUS à Bruxelles, ce qui signifie qu’il reste encore deux tiers du réseau à développer », précise Laurence Lewalle, directrice d’Avello.
Dans de nombreux lieux, même les cyclistes les plus expérimentés ont du mal à trouver leur place. Cela est dû aux aménagements. Bien que les infrastructures se soient considérablement améliorées ces dernières années, il reste encore beaucoup à faire. « Parfois, en tant que cycliste, on se retrouve à un endroit et on ne sait pas par où aller », déclare Laurence Lewalle. « On doit analyser très rapidement l’espace public, et ce n’est pas toujours clair. De plus, les automobilistes eux-mêmes ne comprennent pas forcément où se positionner. Aujourd’hui, 36% du réseau vélo PLUS a été réalisé à Bruxelles, il reste donc deux tiers à construire. Ce sont ces espaces de liaison entre des pistes cyclables bien conçues qui font défaut. »
La police s’efforce également de remettre de l’ordre dans cette jungle urbaine. Après des années de prévention, les contrôles se multiplient. Le montant d’une amende pour un feu rouge grillé s’élève à 184 €. Cependant, la peur de l’amende ne suffira pas. Chaque cycliste a un rôle à jouer pour améliorer la sécurité.
« Ne choisissez pas les chemins les plus courts, mais optez pour le chemin le plus sécurisé, ou peut-être le plus esthétique », conseille David Stevens, chef de la brigade cycliste de la police de Bruxelles-Ixelles. « Ne vous faites pas tout petit », ajoute Laurence Lewalle. « Prenez votre place, ne restez pas collé aux voitures, gardez une bonne distance pour éviter de vous faire emporter, et évitez les dalles d’égouts pour prévenir les chutes. »
Il est également conseillé de ne pas céder à la pression d’autres usagers. « On met un pied au sol si nécessaire, on ne grille pas les feux rouges à moins qu’un petit panneau n’indique que c’est autorisé pour tourner à droite ou aller tout droit », ajoute John Nieuwenhuys.
La courtoisie, le respect des règles, des infrastructures adaptées et des pistes cyclables qui ne s’arrêtent pas en plein milieu de nulle part sont essentiels pour apaiser la jungle urbaine. Bruxelles a encore du chemin à faire.

