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NBA : Victor Wembanyama ne remporte pas le MVP, battu par Shai Gilgeous-Alexander

Le coup d’envoi des finales de la conférence Ouest NBA entre Oklahoma City et les San Antonio Spurs a été donné ce dimanche. Victor Wembanyama a terminé 3e dans la course au MVP de la saison 2026 avec 569 points, tandis que Shai Gilgeous-Alexander a remporté le titre avec 939 points.

Les finales de la conférence Ouest NBA entre Oklahoma City et les San Antonio Spurs ont officiellement débuté avec un jour d’avance ce dimanche. À la veille du premier match de la série sur le terrain du Thunder, prévu dans la nuit de lundi à mardi (2h30), la NBA a annoncé le lauréat du trophée de MVP de la saison régulière. Bien qu’étant parmi les trois finalistes et en course pour devenir le plus jeune meilleur joueur NBA de l’histoire devant Derrick Rose (en 2011), Victor Wembanyama (22 ans) n’a pas remporté ce prestigieux titre.

La superstar française des Spurs a en effet été dépassée par le meneur de jeu d’OKC, Shai Gilgeous-Alexander. Déjà MVP en 2025 et toujours aussi impressionnant avec le meilleur bilan collectif de la saison (64 victoires pour 18 défaites), le Canadien de 27 ans a donc réalisé un doublé. Deuxième meilleur marqueur de la saison derrière Luka Doncic, avec une moyenne de 31,1 points et un incroyable 55 % d’adresse aux tirs, « SGA » a été élu, suivi du pivot serbe des Nuggets, Nikola Jokic, puis de Wembanyama (3e).

A la veille du premier match des finales de la conférence Ouest à Oklahoma City, Victor Wembanyama a appris ce dimanche que la star du Thunder Shai Gilgeous-Alexander (à droite) l'avait devancé dans la course au prestigieux trophée du MVP 2026 en NBA.
A la veille du premier match des finales de la conférence Ouest à Oklahoma City, Victor Wembanyama a appris ce dimanche que la star du Thunder Shai Gilgeous-Alexander (à droite) l’avait devancé dans la course au prestigieux trophée du MVP 2026 en NBA. - N. S. Butler/NBAE/Getty Images/AFP

« Wemby » avait habilement fait campagne fin mars

Récemment désigné meilleur défenseur de la saison (« Defensive player of the year ») à l’unanimité, Victor Wembanyama n’a donc pas séduit la majorité des 100 journalistes internationaux spécialisés dans le basket qui votent pour le MVP. Avec 569 points dans ce classement (dont 5 votes pour la première place), il se classe proche de Nikola Jokic (634 points) mais très loin de Shai Gilgeous-Alexander (939 points dont 83 votes pour la première place).

Malgré une forte montée en puissance individuelle et collective en fin de saison, ainsi qu’une déclaration médiatique fortement commentée fin mars, cela n’a pas suffi. « La défense représente 50 % du jeu et elle est sous-estimée jusqu’à présent dans la course au titre de MVP », avait astucieusement déclaré le géant français aux médias. « Je pense être le joueur ayant le plus d’impact défensif dans la Ligue. De plus, nous avons quasiment « balayé » le Thunder cette saison (4 victoires en 5 oppositions), et enfin, l’impact offensif ne se résume pas aux points marqués. »

« Seulement » 13e meilleur scoreur NBA cette saison

Car « Wemby » sait très bien que même s’il est le meilleur contreur et le meilleur défenseur NBA, il est pratiquement impossible d’être élu MVP en n’étant « que » le 13e scoreur de la Ligue, avec une moyenne de 25 points cette saison. Finir parmi le trio de tête, au coude à coude avec le triple MVP Nikola Jokic, qui affiche de nouveau une moyenne de triple-double (8e marqueur, meilleur rebondeur et même meilleur passeur), est déjà un exploit en soi.

Surtout lors de sa troisième année aux États-Unis, alors qu’il est le visage d’une franchise qui est passée des profondeurs de la NBA (14e à l’Ouest en 2024 puis 13e en 2025) à sérieuse prétendante à une bague de champion, avec 62 victoires en 82 matchs (2e). Place maintenant à la grande explication face au champion en titre du Thunder et à son désormais double MVP Shai Gilgeous-Alexander.