Massad Boulos se réjouit des « progrès significatifs » sur le Sahara, critique Smara.
Le conseiller du président américain Donald Trump, Massad Boulos, a salué des « progrès significatifs » dans le conflit du Sahara, tout en réitérant le soutien américain à une issue politique négociée sous l’égide des Nations unies. Il a également qualifié l’ouverture du nouveau consulat américain à Casablanca de « réalisation significative » et a précisé que le Maroc accueille la plus ancienne mission diplomatique américaine au monde, à Tanger.
Washington cherche à revitaliser le dossier du Sahara. À cet égard, Massad Boulos, conseiller du président américain Donald Trump, a salué des « progrès significatifs » dans ce conflit régional, tout en réaffirmant le soutien américain à une résolution politique négociée sous l’égide des Nations unies.
Dans une interview avec Sky News Arabia, Massad Boulos a déclaré que ce conflit régional a connu ces derniers mois des « progrès significatifs », notamment grâce à l’adoption de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies.
Il considère ce texte comme un « tournant politique majeur » car il a permis de revitaliser le processus onusien et d’inciter les parties à reprendre le dialogue. « La résolution a ouvert la voie à des réunions rassemblant les quatre parties impliquées dans le conflit, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario », a-t-il précisé. Il a qualifié ces échanges de « relativement positifs et productifs », tout en exprimant l’espoir de nouvelles avancées lors de la prochaine phase.
Selon lui, les États-Unis continueront de soutenir une solution politique négociée et convenue d’un commun accord, dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. « Le dialogue reste la meilleure option pour mettre fin à ce conflit régional », a-t-il insisté, appelant toutes les parties à profiter de la dynamique actuelle pour parvenir à une issue durable.
Sur le plan bilatéral, le conseiller présidentiel a souligné la solidité des relations entre Washington et Rabat, les qualifiant d’« parmi les plus anciens et les plus solides au monde ». « Notre partenariat s’étend sur plus de deux siècles et demi », a-t-il rappelé, considérant cela comme le reflet d’une coopération stratégique exemplaire.
Cette relation privilégiée s’est récemment renforcée par plusieurs visites officielles de responsables américains au Maroc, notamment celle du secrétaire d’État adjoint Christopher Landau et du général Dagvin Anderson, commandant d’AFRICOM. Ces visites ont permis d’aborder les questions de sécurité et de coopération militaire.
Massad Boulos a également salué l’organisation de l’exercice « African Lion 2026 », qu’il considère comme l’une des plus grandes manœuvres militaires multinationales de la région. « Le Maroc s’impose comme un partenaire stratégique avancé des États-Unis pour les questions de défense et de sécurité régionales », a-t-il ajouté.
Sur le plan diplomatique, il a qualifié l’ouverture du nouveau consulat américain à Casablanca de « réalisation significative ». Il a rappelé que le Maroc abrite la plus ancienne mission diplomatique américaine au monde, à Tanger, un symbole fort de la continuité des relations bilatérales.
Tout en soulignant l’importance du partenariat avec le Maroc, Massad Boulos a également fait état des relations « importantes et stratégiques » que Washington entretient avec l’Algérie, en matière de lutte contre le terrorisme et de coordination sécuritaire dans la région du Sahel, ainsi que de coopération économique.
Concernant l’attaque récente contre la ville de Smara, le responsable américain a réaffirmé la condamnation par son pays de « toute action susceptible de menacer la stabilité ou de compromettre les efforts de désescalade et le processus politique ».
Les déclarations répétées des responsables américains sur la question du Sahara marocain montrent clairement que la volonté des États-Unis est désormais de clore ce dossier. Plus qu’une simple inclination diplomatique, c’est une stratégie délibérée que Washington met en œuvre, de façon constante et méthodique, sous l’égide des Nations unies. En évoquant des « progrès significatifs », en réaffirmant son soutien à une solution politique négociée et en condamnant sans réserve les actes de violence, Massad Boulos agit en tant que porte-parole d’une administration résolue à mettre fin à un conflit artificiel qui dure depuis trop longtemps.
**Mourad Tabet**

