Algérie

Voitures de moins de 3 ans : des Algériens arnaqués par des fausses agences sur Facebook.

Les services de la Sûreté de la wilaya de Sétif ont diffusé un appel à témoins concernant un individu suspecté d’escroquerie à grande échelle, dénommé (M.M.), actuellement recherché sous mandat du procureur de la République près le tribunal d’El Eulma. L’affaire de l’agence « Miloud » illustre l’apparition de nouveaux réseaux de fraude depuis l’autorisation d’importation des véhicules d’occasion de moins de trois ans, avec des agences dont la légalité est souvent douteuse.


Ce qui avait initialement l’apparence d’une occasion en or s’est transformé en véritable cauchemar pour de nombreux citoyens. Tirant parti de l’explosion d’intérêt pour l’importation de véhicules de moins de trois ans, des réseaux frauduleux, opérant par le biais d’agences fictives, se multiplient, faisant de nombreuses victimes en proposant des tarifs très attractifs avant de disparaître avec les acomptes.

L’affaire a pris une tournure judiciaire importante ce dimanche, lorsque les services de la Sûreté de la wilaya de Sétif ont lancé un appel à témoins pour retrouver un individu suspecté d’escroquerie à grande échelle.

En effet, l’individu en question, (M.M.), actuellement recherché par le procureur de la République près le tribunal d’El Eulma, est accusé d’avoir mis en place un vaste réseau de fraude via une page Facebook nommée « Agence Miloud ».

Importation de véhicules de moins de 3 ans : les signes d’une fausse agence

Selon les éléments de l’enquête, le suspect n’hésitait pas à tout pour piéger ses victimes. En publiant des photos de véhicules de luxe et en proposant des tarifs nettement inférieurs à ceux du marché national ou des concessionnaires officiels, il parvenait à créer un climat de confiance.

Attirés par la possibilité d’acquérir un véhicule neuf à moindre coût, les clients engageaient des procédures de commande à distance.

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Le piège se refermait alors : l’escroc exigeait des versements préalables importants, effectués par virements postaux ou bancaires, destinés à couvrir les frais de réservation, de transport ou de douane. Une fois les sommes encaissées, les véhicules n’étaient jamais livrés.

L’importation des « moins de trois ans » : un terrain propice à la fraude

Cette affaire met en lumière l’émergence de nouveaux réseaux de fraude suite à l’autorisation d’importation des véhicules d’occasion de moins de trois ans. En parallèle des opérations légales se déroulant normalement, des intermédiaires peu scrupuleux ont profité de cette nouvelle dynamique du marché pour infiltrer le secteur.

Exploitées par l’engouement des citoyens pour ce dispositif, ces agences ont détourné les procédures de facilitation à leur profit pour piéger les acheteurs.

Le marketing de ces réseaux repose sur deux axes :

  • Le prix : des remises de plusieurs dizaines de millions de centimes par rapport aux tarifs locaux.
  • La transparence apparente : envoi de vidéos de la voiture au port, photos des documents administratifs (souvent falsifiés) ainsi que le suivi de l’expédition en temps réel pour rassurer l’acheteur jusqu’à la dernière minute.

Face à la gravité des préjudices, les services de police de Sétif incitent toute personne ayant été victime de cet individu ou de l’agence mentionnée à se manifester. Les victimes peuvent se rendre au parquet de la République près le tribunal d’El Eulma ou aux services de la sûreté de daïra pour déposer une plainte ou témoigner.

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L’affaire de l’agence « Miloud » n’est pas un cas isolé. Depuis l’autorisation d’importation des véhicules de moins de trois ans, de nombreuses agences similaires, dont la légalité est souvent douteuse, ont vu le jour sur les plateformes numériques. Les citoyens doivent rester extrêmement vigilants : derrière chaque offre trop alléchante sur les réseaux sociaux peut se dissimuler un nouveau réseau de fraude.