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Football : Steve Mandanda parle du vide d’après-carrière, « Ça ne va pas, je ne fais rien »

Steve Mandanda a annoncé sa retraite à 40 ans, après une dernière expérience à Rennes, après avoir joué 613 matchs avec l’Olympique de Marseille entre 2007 et 2022 et ayant 35 sélections en équipe de France. Il suit actuellement une formation de manager général au Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges, où il est accompagné d’anciens sportifs.

Initialement, Steve Mandanda n’avait pas l’intention d’écrire un livre. Cependant, après une réflexion approfondie et des échanges avec Mathieu Coureau, un auteur touché par « la petite mort du sportif », l’ancien gardien a décidé de se lancer. « Je me suis dit que si je pouvais aider ne serait-ce qu’une personne avec ces écrits, ça valait le coup », déclare-t-il à L’Équipe, qui publie des extraits de son autobiographie, « Les jours d’après » (éditions Flammarion).

Le gardien, qui a évolué à l’Olympique de Marseille (613 matchs entre 2007 et 2022) et en équipe de France (35 sélections), a annoncé sa retraite à 40 ans, à l’issue de la dernière saison, après une dernière expérience à Rennes. À ce moment-là, il n’avait pas conscience du grand vide dans lequel il s’apprêtait à plonger. Ce sentiment de « plus rien » ne tarda pas à se manifester.

Retraite forcée

« Depuis quelques semaines, plus grand-chose n’a de goût. C’est juillet, je suis seul, il fait chaud […] Mes journées sont interminables et vides, écrit-il au début de son livre. Vides d’énergie. Vides de sens. Vraiment, c’est ça la petite mort ? Ça ne va pas. Je ne fais rien, strictement rien. »

Le champion du monde 2018 n’avait pas véritablement prévu son après-carrière. Malgré son âge, il avait trouvé sa place au Stade Rennais en tant que numéro 2 de Brice Samba. Il espérait prolonger dans ce rôle, mais les dirigeants bretons ne lui ont pas proposé de continuer. Ainsi, il s’est retrouvé contraint de s’arrêter.

« Que fais-je de ma vie, de mes journées ? Je m’enfonce en silence. Je n’avais pas envie d’arrêter définitivement, trop conscient que j’aimais cette vie-là, poursuit-il. Je suis chômeur, allongé sur mon canapé sans même savoir ce que j’attends, sans savoir ce que je veux. Envie de rien, [avec] ce sentiment d’être inutile, cette sensation de vide, la tristesse, la colère, l’inactivité. »

C’est pour partager cette « chute » et le parcours vers la remontée à la surface qu’il a décidé d’écrire. Il a réalisé qu’il n’était pas seul dans cette situation. « J’ai croisé énormément d’anciens joueurs qui, dans 80 % des cas, me disent avoir vécu la même chose, cette sensation de vide à l’arrêt de leur carrière », déclare-t-il à L’Équipe ce mardi.

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Près d’un an après sa retraite, Mandanda se sent mieux. Il suit une formation de manager général au Centre de droit et d’économie du sport (CDES) de Limoges, en compagnie d’anciens sportifs (Ronny Turiaf, Laurent Bonadei, Cléopâtre Darleux) avec qui il partage son expérience. Il aspire à devenir directeur sportif ou technique. De plus, il a développé une passion pour le padel, « une vraie passion qui m’a permis de sortir la tête de l’eau ».