Le hantavirus peut-il déclencher une nouvelle pandémie ? Précisions de l’OMS.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que le foyer de contamination au virus hantavirus détecté à bord d’un navire de croisière, ayant causé la mort de trois personnes, ne constitue pas actuellement le début d’une épidémie mondiale ni d’une pandémie. Selon l’agence, huit cas suspects ont été signalés, dont cinq ont été confirmés comme étant liés au hantavirus, tandis que trois autres restent considérés comme suspects.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé jeudi que le foyer de contamination au virus hantavirus identifié à bord d’un navire de croisière, ayant entraîné le décès de trois personnes, ne représente pas à l’heure actuelle un début d’épidémie mondiale ni une pandémie.
D’après l’agence onusienne, huit cas suspects ont été rapportés suite à l’apparition de ce foyer sur le navire. Parmi eux, cinq cas ont été confirmés comme étant liés au hantavirus, tandis que les trois autres demeurent considérés comme suspects à ce stade.
Lors d’une conférence de presse à Genève, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a indiqué que trois décès avaient été constatés parmi ces cas. Il a néanmoins appelé à la prudence, mettant en avant la possibilité de détection de nouveaux cas en raison de la période d’incubation du virus, qui peut durer jusqu’à six semaines.
Maria Van Kerkhove, directrice du département de la prévention et de la préparation aux pandémies et épidémies à l’OMS, a souligné qu’il ne s’agissait ni du début d’une épidémie ni d’une pandémie.
Cependant, elle a rappelé l’importance d’investir dans la recherche sur les agents pathogènes, notamment les hantavirus, afin de développer des outils de diagnostic, des traitements et des vaccins susceptibles de sauver des vies.
L’OMS continue de surveiller la situation et ne dégage pas la possibilité de nouveaux cas dans les semaines à venir, étant donné que le foyer a été détecté dans un environnement clos qui favorise la transmission.

