Santé publique : spécialistes appellent à un plan national sur la douleur.
Près de 3 millions de Belges sont atteints de douleurs chroniques, et plus de la moitié des patients belges souffrant de douleurs déclarent être insuffisamment pris en charge. Selon la VAVP et l’Apsar, ces douleurs génèrent un coût estimé à plus de 5 milliards d’euros par an, en comptant les frais médicaux.
Selon les algologues, spécialisés dans l’évaluation et la gestion de la douleur, près de 3 millions de Belges souffrent de douleurs chroniques. Ces douleurs peuvent être neuropathiques, oncologiques, viscérales ou faciales, et incluent également celles liées au traitement du cancer. Plus de la moitié des patients belges qui éprouvent des douleurs estiment ne pas recevoir une prise en charge adéquate. La VAVP et l’Apsar mettent également en lumière le coût économique associé à ces douleurs, qui représentent « l’une des principales causes d’incapacité de travail de longue durée en Belgique », engendrant des dépenses estimées à plus de 5 milliards d’euros par an, frais médicaux inclus.
De plus, les associations alertent sur les dangers d’une recherche aveugle d’économies, soulignant qu’une « politique qui décourage ou réduit ces traitements sans proposer d’alternative scientifiquement étayée pousse les patients vers des interventions plus lourdes et plus coûteuses ». À l’inverse, « un patient qui, grâce à un traitement interventionnel de la douleur, peut reprendre une activité professionnelle, génère des retombées positives pour la collectivité qui dépassent largement le coût du traitement », affirment les algologues. Il est donc nécessaire d’établir un plan national pour la prise en charge de la douleur en Belgique qui ne se limite pas à une approche curative. Selon la VAVP et l’Apsar, ce plan doit adopter une approche multidisciplinaire comme norme, promouvoir la reconnaissance de l’algologie comme spécialité médicale, intégrer « un code de nomenclature propre à la consultation en algologie » et se coordonner aux niveaux régional et fédéral.

