Maroc

Salem Cherkaoui : Un engagement moral pour Al-Qods et ses institutions

L’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif a mis en place un programme intégré de soutien aux commerçants maqdessis en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie arabe d’Al-Qods. M. Cherkaoui a noté que l’Agence a permis la construction et la réhabilitation d’environ 1.300 salles de classe et le soutien à 10 établissements scolaires financés entièrement par le Maroc.


L’investissement dans le soutien à Al-Qods et à ses institutions représente un engagement moral et humanitaire visant à préserver son identité et à renforcer la résilience de sa population, a affirmé Mohamed Salem Cherkaoui, directeur de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif. Lors de sa participation à l’émission « Oeil sur Al-Qods » diffusée par la télévision officielle jordanienne, M. Cherkaoui a précisé que l’Agence, qui dépend du Comité Al-Qods présidé par SM le Roi Mohammed VI, continue de mettre en œuvre les Hautes Instructions Royales afin de maintenir ses actions en faveur de la Ville sainte dans toutes les circonstances. Il a également présenté les grandes lignes du plan d’action de l’Agence pour l’année 2026.

Dans ce contexte, il a salué les efforts de la tutelle hachémite pour la protection d’Al-Qods et de ses lieux saints, ainsi que pour la préservation de son patrimoine religieux et civilisationnel. Intervenant sur la situation du secteur commercial à Al-Qods, il a indiqué que l’Agence a élaboré un programme intégré de soutien aux commerçants maqdessis, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie arabe d’Al-Qods, pour les aider à s’adapter aux changements économiques et à explorer de nouvelles opportunités pour leurs produits dans un environnement économique complexe.

Il a souligné que les marchés de la Vieille ville traversent une crise sans précédent qui impacte directement l’activité commerciale, provoquant une baisse du pouvoir d’achat et la fermeture d’un nombre croissant de commerces. M. Cherkaoui a précisé que la gestion de cette crise va au-delà d’un simple diagnostic et nécessite des solutions concrètes qui prennent en compte les défis évolutifs rencontrés par la ville et ses habitants. Il a noté que les aides financières de toutes sources confondues restent insuffisantes pour répondre à l’ensemble des besoins.

À cet égard, il a affirmé que l’Agence adopte une approche multidimensionnelle qui combine un soutien social direct et la mise en œuvre de projets durables à impact immédiat, couvrant des secteurs essentiels tels que l’éducation, la santé, la culture, et l’économie. Parmi ses initiatives, il a mentionné le lancement d’une vaste opération d’aides sociales durant le mois de Ramadan, mobilisant un million de dollars, axée sur l’achat de produits auprès des commerçants locaux et la distribution de bons d’achat aux familles, contribuant ainsi à relancer partiellement l’activité économique dans la Vieille ville.

Il a également annoncé le lancement, lundi, de la deuxième phase d’un programme de formation professionnelle dans les domaines de l’import-export, destiné à améliorer les compétences des commerçants et à les préparer à répondre aux exigences des marchés modernes sur les plans juridique et technique.

M. Cherkaoui a aussi souligné que la faible compétitivité des produits palestiniens représente un défi majeur, en raison des coûts de production élevés et de la volatilité des taux de change, rendant ainsi prioritaire le renforcement des capacités et la formation technique des commerçants, autant que le soutien financier. Il a estimé que l’amélioration de la situation économique à Al-Qods requiert des solutions novatrices dépassant les approches caritatives traditionnelles, notant que l’Agence a réussi à accompagner 34 startups palestiniennes, dirigées par des jeunes dans le secteur de l’innovation, dont certaines ont pénétré des marchés internationaux, y compris à Dubaï et en Italie.

Malgré ces efforts, M. Cherkaoui a reconnu que l’ampleur des besoins à Al-Qods excède les ressources disponibles, rappelant que plusieurs engagements internationaux ne se traduisent pas concrètement sur le terrain. Les aides marocaines, bien que limitées en valeur, se distinguent par leur impact direct et tangible. Il a conclu en affirmant que l’action de l’Agence ne se limite pas au secteur économique, mais s’étend également à l’éducation et à la santé, deux domaines intimement liés au pouvoir d’achat et à la stabilité sociale. Il a mis en avant que l’Agence a permis la construction et la réhabilitation d’environ 1.300 salles de classe et le soutien à 10 établissements scolaires entièrement financés par le Maroc, constitués en waqf au profit de l’enseignement à Al-Qods.