La Tunisie connaît un boom des seniors, mais n’est pas encore « vieille ».
La Tunisie connaît actuellement une hausse du nombre de personnes âgées, sans pour autant avoir atteint le stade du vieillissement démographique avancé, a indiqué Hassan Kassar. Il a précisé que la Tunisie atteindra ce stade d’ici 15 ans, avec une proportion de personnes âgées comparable à celle observée en Europe.
La Tunisie observe actuellement une augmentation du nombre de personnes âgées, sans pour autant avoir atteint le stade avancé du vieillissement démographique, a déclaré Hassan Kassar, enseignant en démographie et en sciences sociales à la Faculté du 9 Avril.
Lors d’une intervention ce mercredi 6 mai 2026 sur les ondes de la radio nationale, il a précisé que la Tunisie atteindra ce stade dans 15 ans, avec une proportion de personnes âgées comparable à celle observée en Europe.
Le spécialiste a souligné l’importance pour l’État de prendre en compte cette évolution dès maintenant et de se préparer à cette nouvelle réalité démographique.
De plus, il a mis en avant le rôle de la femme tunisienne dans la transformation des équilibres traditionnels du modèle démographique du pays. Selon lui, la Tunisie est désormais confrontée à un nouveau modèle caractérisé par une baisse des naissances insuffisante pour assurer le renouvellement des générations, un recul significatif des mariages et une augmentation des divorces.
Concernant le marché du travail, Hassan Kassar considère qu’il n’existe pas véritablement un problème de chômage en Tunisie, mais une problématique liée à la restructuration du marché de l’emploi.
Il a ajouté que 55 % des actifs évoluent dans le secteur informel, sans contribuer aux caisses sociales, ce qu’il juge préoccupant et nécessitant une attention particulière. Il a ainsi appelé à l’intégration de ces travailleurs dans le secteur formel.
Enfin, l’universitaire a affirmé que la présence des Africains subsahariens en Tunisie ne modifiera pas la structure démographique du pays, du moins pas avant 200 ans et dans des proportions limitées. Il a toutefois souligné que la Tunisie aura besoin de cette main-d’œuvre dans plusieurs secteurs, notamment le bâtiment, la restauration, les services domestiques et l’agriculture, estimant qu’elle constituera une force de travail essentielle à l’avenir.

