France

Crise au Moyen-Orient : le porte-avions Charles-de-Gaulle redéployé en mer Rouge

Le groupe aéronaval, comprenant le porte-avions Charles-de-Gaulle, traverse ce mercredi le canal de Suez et est redéployé « vers le sud de la mer rouge », selon le ministère des Armées. Les armées françaises agissent depuis le 28 février dans une posture défensive et ont travaillé aux côtés des Britanniques dans une initiative multinationale visant à rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz.


Le groupe aéronaval (Gan), comprenant le porte-avions Charles-de-Gaulle, traverse ce mercredi le canal de Suez. Jusqu’à présent déployé en Méditerranée orientale, ce redéploiement est effectué « vers le sud de la mer Rouge », selon une annonce du ministère des Armées.

Cette manœuvre a pour objectif de préparer le porte-avions dans la région du Golfe, en prévision d’une mission soutenue par Londres et Paris, visant à rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz.

« Les armées françaises agissent depuis le 28 février dans une posture défensive, et ont travaillé aux côtés des Britanniques avec leurs partenaires à une initiative multinationale regroupant plus de quarante nations, visant à contribuer au rétablissement de la navigation dans le détroit d’Ormuz, en coordination avec les États riverains », précise le ministère des Armées dans son communiqué.

Pour « réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative dès que les circonstances le permettront », le porte-avions Charles de Gaulle et ses escorteurs traversent le canal de Suez, en direction du sud de la mer Rouge.

Ce rapprochement du groupe aéronaval français doit permettre « d’évaluer l’environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative », « d’offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région », « de disposer d’une capacité à intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer », et de « contribuer à la réassurance des acteurs du commerce maritime. »

Le mouvement du groupe aéronaval est « distinct des opérations militaires initiées dans la région et complète le dispositif sécuritaire. » La situation dans le détroit d’Ormuz a un impact mondial, souligne le ministère des Armées, ajoutant que la France, « qui n’est pas partie prenante au conflit, reste attachée au respect du droit international et de toutes les souverainetés. »