Maroc

Concepteur du Musée Mohammed VI consacré à la civilisation de l’eau

Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger a organisé, vendredi 1er mai 2026, une table ronde consacrée à la commémoration de l’œuvre de l’écrivain et créateur Ahmed Ghazali (1964-2024). Parmi ses pièces les plus connues figurent Le mouton et la baleine, récompensée par le prix SACD en 2001 et le prix Sony Labou Tansi en 2003, ainsi que Tombouctou, 52 jours à dos de chameau (2005), Le ciel est trop bas (2007) et El Mellah (2020).


Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger a organisé, le vendredi 1er mai 2026, une table ronde consacrée à la commémoration de l’écrivain et créateur Ahmed Ghazali (1964-2024). Cet événement s’inscrit dans le cadre de son programme culturel, à l’occasion de sa participation à la 31e édition du Salon international de l’édition et du livre de Rabat, qui se déroule du 30 avril au 10 mai 2026.

Cette rencontre a permis de mettre en lumière le parcours riche du défunt, qui a su allier ingénierie, théâtre et action culturelle. Le Conseil a annoncé la publication d’un recueil de ses œuvres, comprenant cinq pièces de théâtre.

Tout au long de sa carrière, Ahmed Ghazali a contribué à la conception et à la réalisation de plusieurs projets culturels, notamment des musées en Europe, en Asie et au Maroc. Parmi ses réalisations notables figurent le Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau à Marrakech, le musée minier de Jerada, le musée d’Al Hoceïma, ainsi que le parc de la Préhistoire de Sidi Abderrahmane à Casablanca.

La table ronde a réuni son épouse, Merya Estrada Ghazali, ainsi que plusieurs de ses proches et amis, qui ont partagé des moments significatifs de sa vie. Ils ont mis en avant la diversité de son œuvre et la profondeur de sa vision, soulignant sa capacité à transformer ses idées en créations qui ont marqué la scène culturelle tant marocaine qu’internationale.

Les intervenants ont décrit le défunt comme un homme calme, généreux et engagé, œuvrant aux frontières des cultures pour relier les mondes et les langues. Ils ont également souligné la notion d’«écriture des frontières», qui caractérise son univers créatif. Ahmed Ghazali est également reconnu comme l’un des cofondateurs de la résidence d’artistes «Jiwar» à Barcelone, en Espagne.

La première collaboration d’Ahmed Ghazali avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger date de juillet 2011, lorsqu’il a participé à un colloque international à Al Hoceïma sur le thème «Le patrimoine culturel du Rif : quel musée ?». Il avait alors défendu une approche muséale «hors les murs». Son intervention a été publiée dans l’ouvrage collectif «Le Rif : empreintes de l’histoire», édité par le Conseil national des droits de l’Homme et la maison d’édition «Carrefour des routes».

Dans le domaine théâtral, Ahmed Ghazali a laissé une œuvre significative, traduite en plusieurs langues et présentée à travers divers pays. Ses pièces les plus connues incluent Le mouton et la baleine, qui a reçu le prix SACD en 2001 et le prix Sony Labou Tansi en 2003, ainsi que Tombouctou, 52 jours à dos de chameau (2005), Le ciel est trop bas (2007) et El Mellah (2020).

Ainsi, le nom d’Ahmed Ghazali demeure associé à une vision artistique unique, mêlant réflexion esthétique et dimension humaine, et encourageant à transcender les frontières, tant physiques que symboliques, dans le domaine culturel.

**Youssef Lahlali**