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Gemini remplace Google Assistant dans 4 millions de voitures GM.

Google a annoncé jeudi le remplacement de Google Assistant par Gemini sur les véhicules équipés de Google built-in, le système d’exploitation embarqué dérivé d’Android Automotive. Volvo a confirmé l’intégration sur ses voitures équipées de Google intégré pour 2026, sans date précise pour le marché français.


Google remplace Google Assistant par Gemini dans ses voitures équipées de Google built-in. Le déploiement débute aux États-Unis, en anglais, et concerne déjà 4 millions de véhicules de General Motors. Pour la France, cela se fera plus tard.

Actuellement, lorsque l’on dit « Hey Google, trouve un resto pas trop loin », l’Assistant peut répondre en proposant une station-service située à 47 km. En reformulant, il propose la météo, avant de déclarer « Je ne comprends pas » après une nouvelle précision.

Cette situation conduit souvent les utilisateurs à prendre leur téléphone au feu rouge, ce qui va à l’encontre de l’objectif de la commande vocale. De plus, il existe un risque de perte de permis de conduire dans quatre départements. Google espère éliminer ces désagréments grâce à Gemini.

Jeudi, Google a annoncé le remplacement de Google Assistant par Gemini dans les véhicules dotés de Google built-in, une plateforme dérivée d’Android Automotive. Le déploiement se fait immédiatement aux États-Unis, en anglais uniquement, via mise à jour OTA, sans nécessiter un changement de voiture ou un passage chez le concessionnaire. General Motors avait précédemment annoncé que la transition débuterait pour environ 4 millions de ses modèles Cadillac, Chevrolet, Buick et GMC datant de 2022. Google a précisé que d’autres marques seraient également concernées, sans toutefois les nommer.

Le changement majeur concerne l’abandon des commandes strictes. Avec Gemini, les utilisateurs pourront formuler des demandes plus naturelles, comme « trouve-moi un resto bien noté avec terrasse sur la route, pas pressé, et vérifie s’ils ont des options végé », puis continuer ces requêtes sans recommencer depuis le début.

Google souligne l’intégration approfondie avec Google Maps, la possibilité de consulter les manuels des constructeurs pour des informations techniques sur la voiture, ainsi qu’un mode Gemini Live en bêta pour discuter librement durant le trajet. Cela rappelle les fonctionnalités offertes par ChatGPT sur smartphone, adaptées ici au tableau de bord, et que Tesla réalise également avec Grok.

En pratique, Google qualifie ces capacités génératives d’« expérimental », et aucune étude indépendante sur la distraction au volant n’existe encore. En ce qui concerne le contrôle du véhicule, l’étendue des fonctionnalités est plus limitée qu’il n’y paraît. GM et Google évoquent des commandes liées à la navigation, à la messagerie, aux médias, à la climatisation et à l’état de la batterie pour les véhicules électriques. En revanche, les réglages mécaniques, les paramètres de recharge avancés et les diagnostics ne sont pas encore disponibles. GM prévoit même de lancer un assistant plus sophistiqué basé sur les données OnStar d’ici la fin de l’année. En résumé, Gemini représente pour l’heure une interface conversationnelle intégrée à l’infotainment.

Concernant la France, la situation est délicate. Google Automotive y concerne principalement des Volvo, Polestar et Renault, dont la R5 avait été citée par Google comme l’un des premiers modèles à intégrer Gemini. Volvo a annoncé que ses voitures équipées de Google intégré recevraient cette technologie en 2026, sans fournir de date précise pour le marché français.

Pour les conducteurs concernés, l’attente pourrait se chiffrer en mois, et non en semaines. Par ailleurs, ceux utilisant Android Auto via leur smartphone verront la mise à jour vers Gemini se déployer progressivement depuis fin 2025, dans 45 langues, dont le français. Cependant, cette version ne permettra pas d’accéder aux fonctionnalités liées au véhicule, ce qui est suffisant pour la plupart des utilisateurs français.