Maroc

Le Maroc et l’Afrique : relations historiques et multidimensionnelles.

Le Maroc entretient des relations multidimensionnelles avec l’Afrique, comme l’ont souligné les participants à une conférence à Rabat, organisée par le Club diplomatique marocain et le ministère des Affaires étrangères. La conférence a eu lieu dans le cadre de la célébration, le 26 avril de chaque année, de l’anniversaire de la création officielle du ministère des Affaires étrangères.


Le Maroc entretient des relations multidimensionnelles et profondément enracinées dans l’Histoire avec l’Afrique, ont souligné les participants à une conférence tenue lundi à Rabat, intitulée « Les Rois Alaouites et l’Afrique : de la libération nationale aux partenariats stratégiques ». Au fil des siècles, le Maroc a fait de son engagement envers l’Afrique le socle de sa politique, convaincu que son développement ne peut se faire de manière isolée par rapport à son environnement continental, ont affirmé les intervenants lors de cette rencontre organisée par le Club diplomatique marocain, en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Dans ce cadre, le président du Club diplomatique marocain, Abdelouahab Bellouki, a déclaré que le Maroc a toujours veillé à renforcer ses liens avec son profondeur africaine et a joué un rôle essentiel dans la dynamique du continent ainsi que dans ses processus historiques. Ainsi, l’orientation africaine du Maroc ne résulte pas de choix épisodiques, mais découle d’un prolongement naturel d’une histoire longue et riche, nourrie par des liens politiques, économiques et spirituels. M. Bellouki a ajouté qu’à l’ère moderne, cette relation a acquis un caractère institutionnel et stratégique grâce à l’action des Rois du Maroc depuis l’indépendance.

En abordant les relations entre le Maroc et l’Afrique sous le règne de Feu SM Mohammed V, le diplomate Farhat Bouazza a rappelé que le Souverain, convaincu que la liberté d’un peuple était indissociable de celle des autres, a transformé les villes de Rabat et de Casablanca en véritables carrefours de la diplomatie de la libération. Selon lui, « la politique africaine de Feu SM Mohammed V reposait sur trois convictions fondamentales : l’interdépendance des luttes pour la libération, la solidarité islamique et africaine comme ciment naturel entre les peuples du continent, et le rôle du Maroc comme puissance médiatrice et locomotive panafricaine ».

Il a également mentionné les contributions majeures de Feu SM Mohammed V à l’unité africaine, notamment la conférence de Casablanca de janvier 1961, dont la Charte a fermement condamné le colonialisme et le néocolonialisme sous toutes leurs formes, tout en réaffirmant la nécessité de soutenir tous les mouvements de libération nationale.

Pour sa part, le diplomate Hassan Hami a souligné que les relations maroco-africaines sous le règne de Feu SM Hassan II ont évolué dans un contexte international marqué par la guerre froide et ses conséquences sur les relations entre États. Face à ces défis, Feu SM Hassan II a fait preuve d’une grande sagesse dans la gestion des relations internationales du Maroc, notamment avec son environnement africain. M. Hami a mis en avant que le défunt Souverain a réussi à parachever l’intégrité territoriale du Royaume et à renforcer la position du Maroc sur la scène africaine.

Grâce à la clairvoyance de Feu SM Hassan II, le Maroc a récupéré ses territoires sous occupation et a poursuivi son développement, œuvre poursuivie par son digne successeur, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, selon le diplomate.

Dans le même ordre d’idées, le président du Centre marocain des études stratégiques, Mohamed Benhammou, a noté qu’au cours du règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la diplomatie marocaine a opéré un changement par rapport à l’approche traditionnelle, en s’adaptant aux évolutions internationales grâce à une démarche stratégique proactive. Cette approche a permis un développement remarquable de la diplomatie africaine du Maroc, dans le cadre d’une nouvelle politique Sud-Sud, axée sur l’humain et la solidarité. Il a ajouté que cette diplomatie, caractérisée par une dimension multiple et complémentaire, s’appuie sur une adaptabilité face aux changements, un pragmatisme dans le choix des partenaires et une réactivité face aux crises.

L’organisation de cette conférence, à laquelle ont assisté des représentants du corps diplomatique accrédité au Maroc, des chercheurs et des acteurs associatifs, s’inscrit dans le cadre de la célébration, chaque 26 avril, de l’anniversaire de la création officielle du ministère des Affaires étrangères.