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Où en est CactUs Lock, l’antivol vélo qui ne sent pas bon ?

CactUs Lock, fondé par Aïko Leroux, a vendu plus de 1 000 antivols en un an, avec un prix unitaire de 260 euros. La garantie proposée par CactUs Lock se résume par la phrase « Vélo volé, vélo remboursé », avec des conditions de remboursement spécifiques.

Pour la deuxième année consécutive au salon Vélo In Paris, la société CactUs Lock, fondée par la chimiste Aïko Leroux, a progressé depuis sa première apparition. Un an après, quelles sont les avancées concernant l’antivol qui dégage une odeur de cadavre lorsqu’il est coupé ? Frandroid fait le point.
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Source : Grégoire Huvelin – Frandroid

En 2025, CactUs Lock a probablement été l’accessoire de vélo ayant suscité le plus d’attention médiatique : un antivol de vélo qui émet un gaz nauséabond – une odeur de putréfaction plus précisément – s’il est coupé lors d’une tentative de vol. Cette technique inédite a été conçue par la chimiste de formation Aïko Leroux, de nouveau présente au salon Vélo In Paris, couvert par Frandroid.

Depuis un an, CactUs Lock a connu des avancées : elle a été brièvement présentée à l’émission « Qui veut être mon associé », sans succès, et a fait l’objet d’un récent reportage au journal télévisé de TF1, qui a suscité un réel engouement. « J’ai réalisé une importante conversion en termes de vente, la plus importante en un an d’ailleurs avec une vingtaine de ventes. C’est considérable pour un antivol vendu 260 euros. », confie avec satisfaction Aïko.

Plus de 1000 ventes en un an

Actuellement, CactUs Lock a plus de 1 000 antivols en circulation. « Pour une première année, c’est une belle performance, surtout pour un cadenas premium », se réjouit Aïko, qui a travaillé pour optimiser et améliorer son produit ces derniers mois, notamment sur le design.

« Au début, on était très artisanal. La peinture était faite avec une gaine thermorétractable. On n’avait pas assez de volumes pour faire quelque chose de carrée. », admet la fondatrice. Un simple regard sur l’antivol montre une amélioration visuelle significative, avec l’ajout de nouvelles annotations dissuasives – gaz sous pression, logo de tête de mort.

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Source : Grégoire Huvelin – Frandroid

« On n’a eu aucune tentative de vol pour le moment. Aucune. », affirme Aïko, qui souligne que le système interne de son produit n’a pas changé. En revanche, « on est passé à un diamètre de 22 mm, il est un peu plus épais que la première version qui était autour de 18 ou 19 mm. »

Une garantie inédite

Une autre nouveauté importante concerne la garantie. « On est tellement sûrs de notre antivol qu’on a créé une garantie qui n’existe nulle part ailleurs. », peut-on lire sur le stand. C’est simple : « Vélo volé, vélo remboursé », annonce fièrement Aïko. « Oui, on est des fous, c’est nous qui remboursons à nos frais. Après calcul, si on a un vol de vélo pour 1000 cadenas achetés, on reste gagnant. »

Cependant, le système de remboursement est soumis à divers critères. Si l’utilisateur n’est pas assuré contre le vol par exemple, CactUs Lock rembourse 50 % de la valeur résiduelle (amortissement de : 10 % par an pendant 2 ans, puis 20 % par an). D’autres conditions s’appliquent en cas d’assurance complète ou partielle – détails à découvrir sur le site de CactUs.

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Source : Grégoire Huvelin – Frandroid

Certifié FUB 2 roues, certifié Vélo SRA et fabriqué en France, CactUs Lock avance désormais en toute sérénité. Elle envisage également de se diversifier dans d’autres secteurs. « En fait, on pense au domaine de la sécurisation de manière générale, pas seulement pour le vélo. Par exemple : les conteneurs et les déchets toxiques, ou encore les câbles de recharge de voitures électriques. »

Il n’y aura pas d’autres versions

Finalement, le vélo ne semble être que l’entrée de CactUs Lock dans son aventure entrepreneuriale. « On pourrait même sécuriser des coffres-forts, des œuvres d’art. Nous possédons une technologie que nous maîtrisons et que nous pouvons vendre en marque blanche », poursuit Aïko Leroux.

Pour conclure : « On ne va pas sortir un antivol vélo moins large ou plus court. Je ne vois pas ce qu’on peut faire d’autre dans le vélo. » Aïko semble néanmoins regorger d’idées pour développer son concept en dehors du secteur du cyclisme, avec tout le succès qu’on peut lui souhaiter.

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