Etats-Unis : L’administration Trump ne veut pas retarder les exécutions fédérales.
Le ministère américain de la Justice a annoncé, vendredi, une série de mesures destinées à faciliter l’application de la peine de mort au niveau fédéral. Les dernières mises à mort au niveau fédéral ont eu lieu entre juillet 2020 et janvier 2021, avec 13 exécutions après 17 ans d’interruption.
Un tournant majeur en matière de peine de mort. Aux États-Unis, le ministère américain de la Justice a annoncé, vendredi, une série de mesures destinées à en faciliter l’application au niveau fédéral. L’objectif affiché est de relancer activement les condamnations et les exécutions, interrompues sous la précédente administration.
Dans un communiqué, le ministère affirme « reprendre son devoir solennel de requérir, obtenir, et faire appliquer les condamnations légitimes à la peine capitale ». Le ministre par intérim, Todd Blanche, souligne que « sous la direction du président Trump, le ministère de la Justice applique de nouveau la loi et se tient aux côtés des victimes », tout en critiquant le bilan de l’administration de Joe Biden.
Treize exécutions lors du premier mandat de Trump. Ce changement s’inscrit dans la continuité des décisions prises dès le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche le 20 janvier 2025. Le président avait alors signé un décret demandant de requérir systématiquement la peine de mort pour les crimes les plus graves, notamment les meurtres de policiers ou ceux impliquant des étrangers en situation irrégulière. Le rapport publié vendredi précise aussi l’élargissement des méthodes d’exécution au-delà de l’injection létale, incluant le peloton d’exécution, l’électrocution et l’inhalation de gaz mortel, déjà pratiqués dans certains États.
Historiquement, les exécutions aux États-Unis relèvent principalement des États. Au niveau fédéral, les dernières mises à mort remontent à la fin du premier mandat de Donald Trump, avec 13 exécutions entre juillet 2020 et janvier 2021 après 17 ans d’interruption. Sous Joe Biden, un moratoire avait été instauré, accompagné en décembre 2024 de la commutation de la peine de 37 condamnés à mort. Trois détenus avaient été exclus de cette mesure dont Djokhar Tsarnaev, Dylann Roof et Robert Bowers.

