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Moyen-Orient : Witkoff et Kushner à Islamabad, l’Iran ne sème pas le doute (direct)

Les émissaires des États-Unis et de l’Iran se dirigent vers Islamabad pour un deuxième round de négociations, mais l’Iran ne confirme pas sa participation aux discussions. Donald Trump a annoncé que le cessez-le-feu au Liban est prolongé de trois semaines, alors que la guerre contre l’Iran, déclenchée le 28 février, continue d’impacter les marchés de l’énergie.


Les discussions entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin aux tensions au Moyen-Orient vont-elles se relancer au Pakistan ? Les représentants des deux nations adverses se dirigent en effet vers Islamabad pour un deuxième tour de négociations. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, est arrivé vendredi soir, tandis que l’émissaire américain Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner, doivent arriver samedi 25 avril. Cependant, l’Iran n’a pas confirmé sa participation à des pourparlers directs avec les émissaires américains.

En parallèle de ces négociations, Donald Trump, le président américain, a annoncé ce matin le prolongement du cessez-le-feu au Liban de trois semaines. En vigueur depuis le 17 avril, cette trêve, qui devait initialement s’achever dimanche, a permis un certain répit à la population libanaise, dans un conflit ayant déjà causé plus de 2400 morts et un million de déplacés depuis le début du mois de mars. Donald Trump a déclaré que les États-Unis « vont collaborer avec le Liban afin de l’aider à se protéger contre le Hezbollah. »

Le Hezbollah, une organisation chiite ayant plongé le Liban dans la guerre le 2 mars en soutenant son allié iranien, a rejeté ces négociations et continue ses opérations dans le sud du Liban, où Israël projette d’établir une zone tampon, entraînant la destruction de villages et des bombardements. Le Hezbollah a également affirmé avoir tiré des roquettes sur le nord d’Israël en réponse aux « violations » du cessez-le-feu par l’armée israélienne.

Actuellement, près de deux mois après son déclenchement le 28 février par Israël et les États-Unis, la guerre contre l’Iran continue d’affecter les marchés de l’énergie et l’économie mondiale. Le trafic dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitaient 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondiaux avant le début du conflit, est désormais complètement interrompu, soumis à un double blocus iranien et américain. Washington maintient également une pression militaire accrue avec l’arrivée d’un troisième porte-avions, le George HW Bush.