Elon Musk : convoqué par la justice française, il n’est pas présent.
Elon Musk était convoqué ce lundi 20 avril 2026 par le parquet de Paris dans le cadre d’une enquête où il est soupçonné de complicité de diffusion de pédopornographie et de deepfakes sur le réseau social X. Le parquet de Paris a jusqu’à présent affiché sa détermination à mener à bien ses investigations concernant l’absence de modération sur le réseau social X.

Mise à jour – 16h42 :
Selon l’AFP, Elon Musk ne s’est finalement pas présenté devant le parquet de Paris malgré sa convocation.
Ce lundi 20 avril 2026, Elon Musk était attendu par la justice française pour une audition libre par le parquet de Paris. Cette convocation fait suite à une perquisition dans les bureaux de X à Paris.
L’enquête se concentre sur le manque de modération sur le réseau social X, propriété d’Elon Musk. Celui-ci est soupçonné de complicité de diffusion d’images de mineurs à caractère pédopornographique et de deepfakes.
Seule la date de la convocation a été rendue publique; les détails concernant l’heure et le lieu précis de l’audition restent inconnus, tout comme la décision d’Elon Musk de s’y rendre ou non, comme le rappelle BFM Tech.
Un bras de fer et une « démarche constructive »
Le parquet de Paris a jusqu’à présent montré sa détermination à poursuivre ses investigations. L’enquête, ouverte depuis janvier 2025, « porte sur les éventuelles violations par la plateforme X de la législation française, à laquelle elle doit évidemment se conformer sur le territoire français. »
De plus, la procureure de Paris, Laure Beccuau, a évoqué « l’objectif de garantir in fine la conformité de la plateforme X aux lois françaises », tout en soulignant « une démarche constructive » liée à cette convocation en audition libre.

« Conformément à la procédure pénale française, qui garantit à chaque mis en cause la possibilité de s’exprimer sur les faits dont il est soupçonné, les gérants et personnels de la société X font l’objet de convocations en audition libre », a ajouté récemment le parquet de Paris. Ils ont précisé : « leur présence ou absence n’est pas un obstacle à la poursuite des investigations. »
Elon Musk, pour sa part, avait fortement critiqué la perquisition des bureaux de X à Paris. « Ce sont des attardés mentaux », avait-il écrit en français sur son réseau social.
L’entreprise X avait également dénoncé un « acte judiciaire abusif » au moment de la perquisition, estimant que celle-ci représentait une tentative du parquet de Paris « d’exercer une pression sur la direction générale de X aux États-Unis en visant (son) entité française ».
Les États-Unis s’en mêlent
Le département de la Justice des États-Unis a même envoyé une lettre aux autorités françaises, dont le Wall Street Journal a obtenu une copie.
« Cette enquête vise à utiliser le système pénal français pour réglementer un espace public dédié à la libre expression des idées et des opinions, d’une manière contraire au premier amendement de la Constitution des États-Unis », rapporte le média américain.
Cependant, le parquet de Paris reste ferme : « il est nécessaire de rappeler que la Constitution française garantit la séparation des pouvoirs et l’indépendance de l’autorité judiciaire. Les enquêtes pénales sont diligentées sous la seule autorité des magistrats. »

