Mercedes Classe C : berline la plus vendue, électrification avec 760 km d’autonomie et écran XXL.
La Mercedes-Benz Classe C électrique dispose d’une autonomie annoncée de 762 km selon le cycle WLTP pour la version C 400 4Matic, tandis qu’en usage réel et mixte, une fourchette de 550 à 650 km est plus réaliste. La version de lancement développe 489 ch et 800 Nm pour un 0 à 100 km/h en 4 secondes, et le prix de base devrait tourner autour de 75 000 euros.

La Classe C chez Mercedes-Benz est une véritable référence. Ce modèle, qui a été lancé en 1993 en remplacement de la 190, n’a pas fondamentalement changé dans l’esprit des consommateurs depuis lors.
La Classe C est le modèle le plus vendu de la marque depuis des décennies, attirant de nombreux clients en concession et jouant un rôle clé dans la stabilité financière du constructeur. Par conséquent, un grand changement à l’instar de ce qu’a fait BMW avec sa Série 3 devenue i3 ne semblait pas envisageable, mais un passage progressif à l’électrique était attendu.
C’est donc ce qui s’est produit, bien que Mercedes ait adopté une approche audacieuse avec une nouvelle plateforme dédiée, de nouvelles batteries, un nouveau système d’exploitation et un nouvel intérieur. Pratiquement aucun élément n’est issu de la précédente génération thermique.
Est-ce encore une Classe C ?
Première observation : la taille de la voiture. Avec ses 4,88 mètres de long, soit 13 cm de plus que son prédécesseur, elle rivalise avec une ancienne Classe E. La question se pose alors : le nom “Classe C” reste-t-il pertinent ?

Sa silhouette moderne, avec une ligne de toit basse, des arches de roue prononcées et des porte-à-faux courts, lui confère un aspect plus imposant que les générations précédentes. Elle se distingue dans un paysage automobile où beaucoup de modèles semblent avoir pris du volume sans réellement adopter une allure sportive.
À l’avant, la calandre ornée de 1 050 points lumineux évoque un certain charme des Mercedes d’autrefois. Cependant, l’arrière suscite plus de controverses. La large bande lumineuse inspirée du GLC électrique y trouve moins sa place, lui donnant un aspect plutôt générique, rappelant plus certaines berlines chinoises qu’une héritière d’une lignée réputée pour son élégance.

Concernant l’aérodynamisme, Mercedes annonce un Cx de 0,22, une valeur appréciable dans ce segment, en ligne avec les objectifs électriques de la marque.
Un habitacle technologique, mais pas sans doutes
L’intérieur de la Classe C est également séduisant. Le système MBUX Hyperscreen, avec son écran de 99,3 cm de diagonale, impressionne et la Classe C se positionne en tête en termes de technologies embarquées, surpassant ses concurrents chinois également.

L’empattement, rallongé de près de 10 cm, offre un espace supplémentaire, notamment à l’avant. Le coffre augmente également, atteignant 470 litres, tandis que le frunk de 101 litres se classe parmi les plus généreux pour ce type de berline.
L’assistant vocal multi-IA, qui combine ChatGPT-4o, Bing et Google Gemini selon les nécessités, représente une initiative intéressante. L’expérience à bord du GLC, utilisant le même système, a montré un réel progrès comparé aux anciens assistants. Cela reste à vérifier sur le long terme.
Batterie et autonomie
C’est sans aucun doute dans ce domaine que la Classe C impressionne le plus. Équipée d’une batterie de 94 kWh et d’une architecture de 800 volts, elle permet une charge DC allant jusqu’à 330 kW. Mercedes annonce que 325 km peuvent être récupérés en 10 minutes dans des conditions optimales et qu’une recharge de 20 à 80 % nécessite 22 minutes. Lors d’un essai du GLC, doté de la même technologie, les résultats étaient conformes, bien que trouver un chargeur capable de délivrer réellement 330 kW en France reste encore rare.

L’autonomie annoncée de 762 km selon le cycle WLTP pour la version C 400 4Matic sera un sujet de discussion, mais en utilisation réelle, une fourchette de 550 à 650 km semble plus réaliste, ce qui reste très compétitif pour une berline de cette taille.
La version de lancement délivre 489 ch et 800 Nm, avec un temps d’accélération de 0 à 100 km/h en 4 secondes. D’autres versions, moins puissantes et plus accessibles, sont prévues ultérieurement.
À quels prix ?
Les tarifs n’ont pas encore été révélés par Mercedes, mais la version de lancement pourrait tourner autour de 75 000 euros. Des modèles d’entrée de gamme sont attendus sous les 65 000 euros dans un avenir proche.
Pendant ce temps, la concurrence avance : BMW a récemment lancé sa nouvelle i3, équipée d’une batterie de 108,7 kWh, avec une autonomie annoncée dépassant 900 km, le tout dans un format plus compact. Par ailleurs, en interne, la CLA électrique, plus légère et moins coûteuse, pourrait séduire des clients hésitant à investir autant.




La Tesla Model 3, plus petite et moins coûteuse, pourrait plutôt créer une rivalité avec la Mercedes CLA, tandis que la BYD Seal présente également des atouts avec des prix plus attractifs.
Parmi les constructeurs chinois, la XPeng P7+ pourrait offrir des avantages, bien que la marque ait encore du mal à s’imposer en Europe face à Mercedes. Cependant, cette voiture sera (beaucoup) moins coûteuse que la Classe C tout en proposant parfois des prestations similaires, voire supérieures.

