Maroc

Le droit à l’éducation et la lutte contre le travail des enfants en débat.

La première session régionale du Parlement de l’enfant de la région Casablanca-Settat a été lancée jeudi à Casablanca, organisée par l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE) sur deux jours, sous le thème « Une génération qui plaide pour un Maroc à l’abri de l’exploitation économique ». Le directeur de l’AREF de Casablanca-Settat, Mohamed Dib, a affirmé que le phénomène du travail des enfants constitue l’un des principaux obstacles à la jouissance du droit à l’éducation et au développement psychologique et physique sain de l’enfant.


Le droit à l’éducation et la lutte contre le travail des enfants figurent au centre de la première session régionale du Parlement de l’enfant de la région Casablanca-Settat, pour le mandat 2026-2028, qui a été lancée jeudi à Casablanca.

Organisée sur deux jours par l’Observatoire National des Droits de l’Enfant (ONDE) sous le thème « Une génération qui plaide pour un Maroc à l’abri de l’exploitation économique », cette session a pour objectif de former les enfants à la pratique démocratique et d’inculquer aux jeunes générations la culture de la citoyenneté ainsi que le plaidoyer pour les droits.

Cette rencontre, qui se tient à l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Casablanca-Settat, s’inscrit dans le cadre de la préparation de la session nationale de la Fondation du parlement de l’enfant, afin de mettre en œuvre le rôle prépondérant de l’ONDE en tant que mécanisme national de suivi, de proposition et d’accompagnement.

À cette occasion, la vice-présidente de l’ONDE, Ghizlane Benjelloun, a souligné que le thème de cette rencontre représente un engagement éthique et un programme d’action, illustrant la Haute sollicitude dont Sa Majesté le Roi Mohammed VI entoure l’enfance marocaine, ainsi que l’attention continue de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, présidente de l’Observatoire, qui suit de près l’évolution du Parlement de l’enfant pour ancrer les valeurs de citoyenneté et de démocratie chez les jeunes.

Dans une allocution lue par le représentant de l’ONDE, Hicham Benhachem, Mme Benjelloun a souligné que le thème de cette session est d’une importance particulière, car l’éducation constitue une protection contre l’exploitation économique des enfants et un chemin essentiel vers un avenir sûr et durable, tandis que la lutte contre le travail des enfants est une responsabilité humaine et nationale.

Elle a aussi noté que cette nouvelle mandature se démarque par une nouvelle méthode de sélection des enfants parlementaires, répondant aux conclusions de travaux consultatifs et aux recommandations du Comité des droits de l’enfant, en insistant sur une large représentativité, impliquant toutes les catégories d’enfants sur la base du mérite par des critères objectifs et transparents, ainsi que sur l’excellence multidimensionnelle, incluant culture, innovation, art, sport et engagement citoyen, au-delà de la seule réussite scolaire.

De son côté, le directeur de l’AREF de Casablanca-Settat, Mohamed Dib, a indiqué que le phénomène du travail des enfants est l’un des principaux obstacles à l’exercice du droit à l’éducation et au développement psychologique et physique sain des enfants, précisant que le choix du thème de cette session s’aligne parfaitement avec les priorités nationales et internationales.

Il a expliqué qu’une éducation de qualité, équitable et inclusive est un droit constitutionnel garanti par la législation marocaine et un levier essentiel pour atteindre un développement global. Cette session régionale est une opportunité précieuse pour préparer une nouvelle génération de jeunes parlementaires aptes à porter les causes de l’enfance à l’échelle nationale et internationale.

M. Dib a également ajouté que cette rencontre permet aux enfants parlementaires de la région, ainsi qu’à tous les élèves, de s’engager activement et positivement dans les affaires locales et régionales, en fournissant les outils nécessaires pour élaborer et mettre en œuvre leurs programmes d’action, visant à suivre les cas de travail des enfants, à plaider au niveau institutionnel pour une dynamique régionale de sensibilisation à ses dangers et à identifier les priorités concernant le droit à l’éducation et la lutte contre ce phénomène.

Plusieurs enfants parlementaires participants ont exprimé, dans des déclarations à la MAP, leur ambition de défendre les causes de l’enfance, affirmant leur détermination à renforcer la protection des droits de l’enfant et à défendre le droit à l’éducation et à une vie digne.

Ils ont souligné que leur participation à cette session représente une occasion d’acquérir des compétences en matière de plaidoyer et de dialogue, s’inscrivant dans la dynamique nationale au service de la lutte contre le travail des enfants, tout en mettant l’accent sur l’importance de faire entendre les voix des enfants auprès des décideurs.

Le programme de la première journée de cette session comprend des ateliers consacrés à l’examen des priorités régionales et locales, à l’élaboration d’un plan d’action par les enfants parlementaires, à la définition de leur rôle dans sa mise en œuvre, ainsi qu’une présentation de la charte du Parlement de l’enfant et une discussion sur la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant.