Le Chef de l’État annonce un grand ménage dans la sécurité sociale.
Le Président de la République, Kais Saïed, a reçu le 2 mars Sarra Zaâfrani Zenzeri, Cheffe du Gouvernement, et Issam Lahmar, Ministre des Affaires Sociales, pour discuter de la situation des caisses sociales jugée « inacceptable ». Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’engager des réformes structurelles profondes pour s’attaquer aux racines du mal et a affirmé que la mission première de ces caisses aurait dû les préserver de tout déficit.
Le Président de la République, Kais Saïed, a rencontré hier après-midi, le 2 mars, Sarra Zaâfrani Zenzeri, Cheffe du Gouvernement, et Issam Lahmar, Ministre des Affaires Sociales.
Un constat critique sur la protection sociale
L’entretien a principalement été consacré à l’état actuel des caisses sociales, jugé « inacceptable ». Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’entamer des réformes structurelles globales et de revoir l’intégralité du système dans toutes ses facettes. Le Président a dressé un constat sans concession sur l’état actuel de ces institutions, qualifiant leur dérive financière et administrative d’inacceptable. Selon lui, l’urgence nationale exige d’engager des réformes structurelles profondes. Ce chantier législatif ne doit pas se limiter à des ajustements superficiels ou à des mesures palliatives dont l’impact resterait sans effet sur la vie quotidienne des Tunisiens. Il s’agit au contraire de repenser l’intégralité du système dans une approche prospective et scientifique, capable de s’attaquer aux racines du problème.
Le diagnostic présidentiel souligne un héritage complexe, marqué non seulement par des choix stratégiques passés contestables, mais aussi par une gestion défaillante et des pratiques de corruption qui ont durablement érodé les finances publiques. Cette situation a mené, par un effet domino, à une dégradation manifeste des prestations offertes aux assurés sociaux. Face à ce constat, le Chef de l’État prône une gouvernance fondée sur les principes de justice et d’équité, seul moyen de garantir le respect des droits fondamentaux des citoyens.
Kais Saïed a rappelé que la mission principale de ces caisses aurait dû être de les préserver de tout déficit. Il a même affirmé qu’une gestion saine aurait pu transformer ces institutions en véritables piliers de souveraineté financière, capables, si nécessaire, de soutenir le budget de l’État.
En concluant cet entretien avec détermination, le Président a réaffirmé sa volonté de poursuivre l’effort national pour éliminer les obstacles qui freinent le progrès du pays. Il a souligné que le moment n’est plus à des promesses sans lendemain ni aux illusions, en engageant le gouvernement à agir continuellement pour répondre aux aspirations légitimes du peuple tunisien.

