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Le gouvernement américain ne lance pas de VPN gratuit pour les Européens.

Le gouvernement américain prépare le lancement de Freedom.gov, qui intégrera un système de VPN pour masquer votre adresse IP. Ce projet sera officiellement présenté lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, où Sarah B. Rogers, sous-secrétaire d’État à la diplomatie publique, exprimera son mépris pour les régulateurs européens.

Entre deux réformes majeures, Washington s’apprête à lancer un service gratuit permettant de masquer votre adresse IP et d’accéder à des contenus interdits en Europe. Sous le prétexte de la liberté, les États-Unis mènent une offensive directe contre la souveraineté numérique du Vieux Continent.

Le gouvernement américain se prépare à mettre en place Freedom.gov. Washington entend propager sa conception rigoureuse du Premier Amendement grâce au code informatique.

Selon plusieurs sources, cette initiative sera officiellement annoncée lors de la Conférence de Munich sur la sécurité. Sarah B. Rogers, sous-secrétaire d’État à la diplomatie publique, sera présente et ne cache plus son mépris pour les régulateurs européens.

Plus concrètement, le site intégrera un système de VPN. L’objectif est de dissimuler votre adresse IP pour donner l’impression aux serveurs que vous naviguez depuis le Nebraska ou le Texas. C’est une technique classique pour accéder à un catalogue Netflix étranger, mais ici, cet outil est financé par vos impôts (c’est-à-dire ceux des Américains) pour contrecarrer des décisions de justice européennes.

Un VPN d’État pour court-circuiter la DSA

Ce projet ne surgit pas de nulle part. Il est dirigé par des personnes proches de l’écosystème Musk, comme Edward Coristine, ancien du DOGE (Department of Government Efficiency). L’idée est de créer un passage direct vers un Internet « non filtré », ignoré la loi sur les services numériques (DSA) qui préoccupe les plateformes américaines depuis plusieurs mois.

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Récemment, la Commission européenne a multiplié les menaces contre Meta et TikTok pour leurs modérations jugées insuffisantes. En réponse, les États-Unis choisissent d’agir techniquement. Si vous ne pouvez pas modifier la législation d’un pays souverain, vous fournissez aux citoyens les outils pour l’ignorer. Cette approche agressive transforme le VPN, qui était auparavant un outil de confidentialité, en une arme de déstabilisation politique.

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D’un point de vue technique, les détails restent vagues, mais la promesse est claire. Le portail n’enregistrerait aucune activité. « La liberté arrive. L’information est un pouvoir », peut-on lire sur la page d’accueil actuelle.