Tunisie

Tozeur – Parc de Dghoumes : Aménagement urgent pour une biodiversité rare

Le parc national de Dghoumes, inauguré le 29 mars 2010, s’étend sur une superficie de 8.000 hectares, dont 1.200 hectares de zones humides intégrées au Chott el-Jerid. Bien que le parc soit une réalité géographique, son potentiel économique et touristique reste encore largement sous-exploité.

Entre les illusions du Chott el-Jerid et les montagnes abruptes du Sud, la réserve naturelle de Dghoumes renferme une biodiversité exceptionnelle et encore peu connue. Inauguré en 2010 sur une superficie de 8.000 hectares, ce sanctuaire d’espèces rares se bat aujourd’hui pour sa survie face au braconnage et à l’indifférence.

Faire de Dghoumes une destination incontournable du circuit touristique national n’est plus une option, mais une nécessité à la fois écologique et économique. Du bitumage des routes à la réforme du Code des forêts, il est crucial de transformer ce trésor brut en une destination d’exception pour offrir un nouveau souffle, écologique et durable, au tourisme tunisien.

La Presse — Créé en 1995 et officiellement inauguré le 29 mars 2010, le parc national de Dghoumes s’étend sur une superficie impressionnante de 8.000 hectares, comprenant 1.200 hectares de zones humides intégrées au renommé Chott el-Jerid. Plus qu’une réserve, c’est un sanctuaire de biodiversité qui aspire à devenir le nouveau poumon touristique de la région.

Un sanctuaire fragile pour une faune d’exception

Dghoumes abrite des espèces animales rares et menacées, victimes du braconnage et de la chasse incontrôlée depuis trop longtemps. Ce patrimoine vivant est un bien précieux pour l’ensemble de la région. Il est désormais de notre responsabilité collective de le protéger, de le mettre en valeur et surtout, de lui donner les moyens de ses ambitions.

L’urgence d’un aménagement global pour le tourisme

Bien que le parc soit une réalité géographique, son potentiel économique et touristique reste largement inexploité. Pour que Dghoumes soit pleinement intégré aux circuits touristiques nationaux et internationaux, plusieurs projets cruciaux doivent être accélérés. Il y a l’accessibilité, le bitumage complet des routes menant au parc est essentiel pour faciliter l’arrivée des visiteurs.

Concernant les infrastructures d’accueil, la construction de blocs sanitaires et d’espaces de repos modernes est une nécessité pour le confort des touristes.

Enfin, il est urgent que le législateur tunisien réexamine le Code des forêts afin de doter le parc d’un cadre réglementaire flexible, permettant notamment une gestion efficace de la billetterie et des services.

Un appel à la mobilisation

Valoriser Dghoumes, c’est proposer une alternative durable au tourisme traditionnel et créer une dynamique de développement pour les populations locales. Restaurer ce parc, c’est préserver notre héritage naturel tout en ouvrant une perspective vers l’avenir.

Il est temps d’inscrire ce sanctuaire comme une étape incontournable de notre patrimoine touristique.