Retour sur la mort d’un élève après l’effondrement d’un mur.
Un élève âgé de 10 ans est décédé à la suite de l’effondrement soudain du mur d’un bâtiment menaçant ruine, à la cité Aïn Nachra, à Téboursouk, ce qui a rappelé d’autres drames similaires. Le commissaire régional à l’éducation, Farouk Aouichi, a souligné que l’état du mur indiquait un danger réel souvent négligé par les responsables concernés.
Le décès récent d’un élève de 10 ans, à la suite de l’effondrement d’un mur d’un bâtiment en mauvais état à la cité Aïn Nachra, à Téboursouk (Béja), a ravivé des souvenirs douloureux. Cette tragédie met en lumière d’autres incidents similaires survenus dans le passé.
L’accident n’est pas isolé et n’est pas accidentel. Il s’inscrit dans une tendance inquiétante, ajoutant une victime de plus à la longue liste déjà établie au fil des mois. En avril dernier, un incident similaire au lycée secondaire de Mezzouna, à Sidi Bouzid, avait causé la mort de trois personnes et fait deux blessés. Une fois de plus, la dégradation des bâtiments a conduit à des pertes humaines tragiques.
Il ne s’agit pourtant pas d’une fatalité, car le danger est souvent minimisé. La sécurité des citoyens a rarement été une priorité. De nombreuses anomalies et défaillances structurelles et infrastructurelles ont été signalées sans que des mesures appropriées soient prises dans un délai raisonnable. Malgré les discussions sur ces sujets, peu d’actions concrètes ont été entreprises pour évaluer et remédier à la situation avant qu’un drame ne survienne. Les mêmes problèmes se reproduisent, revenant au point de départ dans un cycle de procédures inopérantes.
Cette négligence est visible dans les infrastructures publiques essentielles, telles que les établissements éducatifs et de santé, mettant ainsi en danger les citoyens. Les exemples de murs qui s’effondrent, de fissures sur les routes, et de bâtiments, tels que des salles de classe et des hôpitaux, en mauvais état, nécessitant des interventions d’urgence sont nombreux.
Aucune des personnes responsables de ces incidents n’a été traduite en justice. Il est important de rappeler que de nombreux accidents évitables se sont produits ces dernières années, souvent en raison d’erreurs humaines ou de problèmes techniques. Bien que des causes naturelles soient parfois invoquées, elles restent rares. Lors de fortes pluies récemment survenues dans le pays, les mêmes causes continuent à produire des effets désastreux.
Les dommages significatifs déjà observés dans plusieurs régions touchées illustrent la mauvaise gestion des crises et l’absence de stratégie proactive. Face aux événements climatiques imprévus, l’approche reste réactive, avec des interventions qui ne traitent pas les conséquences. Les actions post-catastrophe se limitent généralement à rétablir l’ordre sans une véritable gestion de la crise.
La question se pose : pourquoi la stratégie nationale de réduction des risques de catastrophe, adoptée en 2021 et visant 2030, n’a-t-elle pas encore été mise en œuvre ? Qu’attend-on pour agir ? Cette stratégie, élaborée avec le soutien du PNUD et un budget de 548,7 millions de dinars, visait à éviter l’improvisation en renforçant la résilience des infrastructures et en protégeant les populations vulnérables.
Cependant, les autorités locales et régionales semblent toujours agir sans plan établi, peinant à gérer les conséquences des crises, quelles qu’en soient les origines. Concernant le décès de l’élève à Téboursouk, l’incident était prévisible, l’état du mur étant révélateur. Le bâtiment en mauvais état relevait d’une direction régionale, comme l’a souligné le commissaire régional à l’éducation, Farouk Aouichi, lors de sa visite sur place. Cela montre un danger réel d’ores et déjà ignoré par les responsables. Cette négligence semble contribuer à un climat d’impunité et à la passivité observée.
Il a également mentionné le nombre d’accidents dus à des défaillances structurelles et infrastructurelles. Les conditions désastreuses de nos écoles et hôpitaux, qui présentent des risques sérieux, laissent craindre le pire pour la sécurité des usagers.

