Tunisie

Nouvelle réglementation sur la transparence et l’éradication du blanchiment d’argent : démarche institutionnalisée de Saïed

Les axes fondamentaux de la stratégie présidentielle consistent à « consacrer la transparence financière, éradiquer le blanchiment d’argent, combattre le terrorisme » et éliminer la corruption sous toutes ses formes. Le Conseil du marché financier a publié, au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) en date du 23 janvier 2026, une nouvelle réglementation adaptant la législation tunisienne aux innovations de la loi mondiale.

La transparence financière, la lutte contre le blanchiment d’argent, la lutte contre le terrorisme et l’éradication de la corruption sous toutes ses formes, y compris intellectuelle et culturelle, représentent les axes clés de la stratégie présidentielle. Cette stratégie se distingue par son originalité et son engagement à s’adapter en permanence à la législation internationale tout en cherchant à la devancer.

La Presse — Le combat contre la corruption et la dépravation ainsi que la quête nationale pour la transparence financière, considérée comme le fondement de l’édifice économique national par le Président Kaïs Saïed depuis le début du processus du 25 juillet, connaît ces derniers jours une nouvelle évolution. Ce processus est conduit avec persévérance depuis le 24 octobre 2024, date à laquelle le Chef de l’État a été réélu pour un nouveau mandat présidentiel. Ce dernier vise notamment à moderniser les moyens et outils permettant d’assurer l’application des normes internationales afin de garantir la transparence, de suivre les sources de l’argent et de lutter efficacement contre le blanchiment d’argent, qui est intrinsèquement lié à la prolifération du terrorisme sous toutes ses formes sur le terrain.

Conformément à la volonté du Président Kaïs Saïed, qui considère ce dossier comme une priorité essentielle de l’action gouvernementale et de l’action législative, le Conseil du marché financier a récemment publié une nouvelle réglementation dans le Journal officiel de la République tunisienne (Jort) en date du 23 janvier 2026. Cette réglementation vise à adapter la législation tunisienne aux évolutions rapides de la loi mondiale.

L’objectif de cette nouvelle réglementation, comme le souligne le texte publié, est d’élargir le champ d’application des mesures anticorruption et de garantie de la transparence financière. Par exemple, le financement des partenariats à travers des investissements financiers sera désormais intégré aux actions de contrôle menées par des spécialistes du marché financier.

Parmi les nouveautés, les entreprises seront désormais tenues d’élaborer une feuille de route identifiant les risques, à soumettre au Comité du marché financier. Elles devront aussi établir un point de contact avec la commission nationale d’éradication du terrorisme, tout en mettant en œuvre une stratégie claire de gestion et de maîtrise des risques.

Les acteurs ayant accès aux différentes clauses de cette nouvelle réglementation doivent évaluer adéquatement les dispositions détaillant la création d’un système de contrôle continu efficace, capable de révisions et de modernisations, ainsi que le choix de compétences qualifiées responsables du contrôle et de l’exécution des ordres.

Enfin, qu’attendre de l’application rapide des articles mentionnés, surtout si l’on ne prévoit pas de lancer une campagne médiatique claire et simplifiée ? Cela permettrait non seulement aux spécialistes de comprendre les objectifs de la nouvelle réglementation, mais aussi au citoyen lambda s’intéressant aux résultats de la lutte contre la corruption et à la promotion de la transparence financière. Il est essentiel d’informer sur les projets que le gouvernement envisage pour convaincre les pays créanciers de transformer les dettes que la Tunisie leur doit en projets d’investissements.

C’est une demande exprimée par les révolutionnaires du 17 décembre, soutenue verbalement par certains pays qui ont grandement salué la révolution, mais ensuite l’ont abandonnée ou reléguée à l’arrière-plan, y compris ceux qui l’ont initiée, une fois installés aux palais de Carthage, de La Kasbah et du Bardo. Mme Sarra Zaâfrani Zenzri, Cheffe du gouvernement, vient de réactualiser ce projet, ravivant l’espoir des Tunisiens de voir les milliers de milliards de dettes envers les créanciers européens, américains et arabes se transformer en projets dignes d’offrir à leurs enfants la dignité, l’honneur et la fierté d’appartenir à un pays dirigé par un homme d’État d’une stature exceptionnelle et soutenu par un gouvernement respecté dans les instances internationales, qui s’engage à réaliser les aspirations et exigences du peuple. L’objectif principal reste l’affirmation du droit national à une souveraineté totale, productive et innovante.