Tunisie

Mir Masoud Hosseini : « En cas de guerre, l’agresseur ne regrettera pas »

L’ambassadeur iranien en Tunisie, Mir Masoud Hosseini, a déclaré ce lundi 23 février 2026 sur la Radio Nationale que si la guerre est imposée à l’Iran, l’agresseur en paiera le prix. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé dimanche une probable rencontre avec l’envoyé américain Steve Witkoff à Genève ce jeudi.


L’ambassadeur iranien en Tunisie, Mir Masoud Hosseini, a délivré un message clair ce lundi 23 février 2026 sur les ondes de la Radio Nationale : si l’Iran est contraint à la guerre, l’agresseur en subira les conséquences. Cette déclaration fait suite aux récentes menaces formulées par les États-Unis.

D’après l’ambassadeur, l’Iran ne déclenche pas de conflits, mais n’hésitera pas à se défendre si la guerre lui est imposée. En exemple, il cite la guerre de douze jours récemment engagée contre son pays, soutenue par l’Europe, durant laquelle c’est l’agresseur qui a finalement demandé un cessez-le-feu. Il a souligné que tous les missiles utilisés étaient de fabrication iranienne, attestant ainsi de la pleine autonomie de Téhéran en matière de défense.

Depuis la Révolution, l’Iran subit la pression des États-Unis et d’Israël. Autrefois voilées par des sanctions économiques, ces menaces sont aujourd’hui déclarées de manière ouverte.

Pour l’ambassadeur, les actions de Washington dans le monde représentent une violation manifeste du droit international et des principes diplomatiques. Il résume la situation par cette formule : « L’obsession de Trump a dépassé les frontières de la géographie. »

Malgré ce contexte tendu, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a fait savoir dimanche qu’une rencontre avec l’envoyé américain Steve Witkoff était envisagée à Genève ce jeudi, affirmant qu’une véritable opportunité de solution diplomatique persiste concernant le dossier nucléaire iranien.

L’ambassadeur a également réaffirmé le soutien de Téhéran à la résistance palestinienne et son engagement en faveur d’un cessez-le-feu pour mettre un terme aux massacres de civils. Enfin, il a mis en garde contre la volonté du nouvel ordre mondial de fragiliser l’ONU, soulignant qu’aucune organisation fondée uniquement sur la volonté d’une personne ne peut régler les crises de la communauté internationale.