Tunisie

Lutte contre le caillassage des transports : des solutions existent.

Les pertes dues au vandalisme et aux agressions sur les moyens de transport s’accumulent et exposent voyageurs et personnels à des risques. L’opinion publique déplore ces actes répréhensibles, et les responsables de la Transtu alertent sur les nombreux dégâts occasionnés.


Pourquoi le phénomène de vandalisme et d’agressions visant les moyens de transport ne cesse-t-il de s’aggraver ? Est-ce dû à une réaction insuffisante ou à l’absence de sanctions dissuasives ? Ces interrogations se posent avec insistance sans trouver de réponse, malheureusement.

La Presse — Face à de telles situations, il est urgent d’agir, comme chacun peut l’imaginer. Les pertes sont conséquentes et s’accumulent jour après jour. Ces pertes ne sont pas seulement matérielles ; les voyageurs et le personnel sont exposés aux risques.

De plus, les désagréments causés aux usagers sont intolérables. Les responsables de la Transtu (pour ne citer qu’eux) ne cessent de tirer la sonnette d’alarme en évoquant les nombreux dégâts causés par le vandalisme et les agressions.

L’opinion publique a bien compris le message. Tous déplorent et condamnent sans hésitation ces actes répréhensibles. Dans les différents modes de transport, un nombre croissant d’individus s’attaque aux véhicules de la société, et ce, en toute impunité.

Ces délinquants sont notamment nombreux dans les métros. Ils ne sont pas seulement des mineurs ; des adultes les soutiennent face à ceux qui oson t s’opposer à ces vandales.

Ces personnes agissent le jour comme la nuit, en toute liberté, opérant généralement en groupes de trois ou plus. Il est évident qu’ils ne détiennent aucun titre de transport.

Ils se regroupent aux entrées pour bloquer délibérément la fermeture des portes, sans crainte. Ils sortent des excuses dès qu’on leur demande de laisser les portes se fermer.

Les passagers hésitent à insister, de peur d’être agressés, car il est probable que ces individus soient armés de couteaux ou d’autres objets contondants. Ce danger ne doit pas être négligé.

Les menaces concernent non seulement les passagers à bord des métros, trains ou bus, mais aussi ceux à l’extérieur. Les vandales guettent tout véhicule pour le caillasser. Les auteurs de tels actes sont souvent qualifiés d’enfants, ce qui implique une certaine irresponsabilité.

Que peut-on faire alors pour que la société puisse poursuivre les responsables ? Ces actes, quotidiens, mettent en danger tous les clients de l’opérateur de transport du Grand Tunis.

Il est à noter que les utilisateurs des transports publics proviennent de toutes les classes sociales. Même pour ceux qui possèdent un véhicule, ils peuvent avoir besoin d’utiliser les transports pour diverses raisons, notamment les difficultés de stationnement dans des zones stratégiques de la capitale.

La riposte
Face à la gravité de la situation, il est impératif de réagir vigoureusement. L’argument de l’âge des auteurs de ces actes de sabotage et de vandalisme ne peut plus être considéré.

Dans d’autres pays, il a été nécessaire de revoir cette question d’âge. Les jeunes d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’il y a 20 ou 30 ans. Ils semblent plus agressifs et dangereux que les générations précédentes. Cette impression se renforce avec la multiplication des actes violents et des crimes divers.

Les réglementations doivent donc s’adapter et des mesures répressives doivent être mises en place. Une détermination sans faille est nécessaire. Il est évident que la méthode douce n’a pas été efficace. Ce qu’on appelle la responsabilisation des parents ou la sensibilisation n’a eu aucun impact sur le comportement de ces délinquants.

D’autres voies doivent être envisagées. En attendant des mesures et des réglementations appropriées, il est temps d’agir avec fermeté. Les auteurs de sabotage ou d’agressions ne doivent plus se sentir en sécurité, et la peur doit changer de camp.

Il est primordial que la main de fer recouvre son rôle face à la douceur. Chacun doit se sentir concerné. Les décideurs n’ont d’autre choix que de mettre en œuvre toutes les dispositions, aussi sévères que nécessaire, pour lutter contre ce fléau.

En d’autres termes, il est impératif d’appliquer avec rigueur l’arsenal juridique en vigueur et de réaliser les opérations concrètes tant attendues par les citoyens. Par ailleurs, il est incompréhensible de ne pas publier les statistiques sur les affaires jugées concernant les actes de dépravation et de dégradation des matériels.

Le volet sécuritaire est à prioriser.
De nombreux usagers préconisent des opérations coup de poing sur tous les réseaux et modes de transport. Selon la majorité des utilisateurs, ces opérations devraient être menées par les agents de police en coordination avec le personnel de la Transtu et d’autres opérateurs. Les citoyens pourraient également apporter leur contribution en fournissant des vidéos aux autorités et en alertant immédiatement les services compétents.

Sur le plan pratique, il serait envisageable de créer des équipes mobiles (à cheval ou à moto) prêtes à intervenir à chaque nécessité. Ce type de dispositif a prouvé son efficacité il n’y a pas si longtemps.

Il suffirait de le réactiver et d’intensifier ses intervention s. La plupart des clients de la Transtu ou encore de la Sncft souhaitent une présence continue des forces de l’ordre dans les stations et à bord des transports.

Cette présence est cruciale pour sa dimension dissuasive. Quant aux zones déjà identifiées comme sensibles, elles doivent faire l’objet d’une surveillance accrue et systématique pour assurer le respect des règles de circulation.

Il est essentiel d’insister sur la poursuite en justice de toutes les personnes impliquées dans des agressions. Les jugements doivent être exemplaires, accompagnés de réparations conséquentes.

Les casseurs doivent en payer le prix, qu’ils soient mineurs ou non. L’intransigeance est de mise.