Le tourisme et la culture ne sont pas au service du développement.
1. L’inscription du géoparc de Dahar au patrimoine mondial de l’Unesco couvre près de six mille kilomètres carrés entre les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine, englobant le massif montagneux de Djebel Dahar.
2. Ce géoparc figure parmi les trois seuls en Afrique, permettant de préserver le patrimoine culturel diversifié tout en favorisant le développement durable lié aux sites patrimoniaux.
La culture et le tourisme jouent un rôle indéniable dans la dynamique économique nationale, ce qui pousse l’État à porter un intérêt crucial et croissant à ces deux secteurs. Il y mène des actions intensives pour mettre en avant les sites liés au patrimoine archéologique et naturel.
Dans ce contexte, l’inscription du géoparc de Dahar au patrimoine mondial de l’Unesco arrive à un moment propice pour valoriser ce territoire exceptionnel, qui s’étend sur près de six mille kilomètres carrés à cheval sur les trois gouvernorats du sud du pays : Gabès, Médenine et Tataouine, tout en englobant le massif montagneux de Djebel Dahar.
Cette nouvelle reconnaissance enrichit le patrimoine national, déjà reconnu au niveau mondial sur les plans culturel, naturel et géologique, consolidant ainsi le rayonnement culturel de la Tunisie, dans l’attente des véritables retombées touristiques.
On s’interroge sur l’impact réel des nombreux sites inscrits sur la liste du patrimoine universel comme levier pour la promotion socioéconomique du pays, alors que, dans d’autres régions, ce domaine constitue une part essentielle de l’afflux de visiteurs étrangers et de l’apport financier.
De plus, bien que l’on se réjouisse des efforts entrepris pour valoriser nos sites, il demeure pertinent de se demander si ceux-ci attirent l’afflux désiré en tant que destinations culturelles et touristiques pour les Tunisiens, sachant que ce patrimoine possède des dimensions culturelles, matérielles, immatérielles, documentaires, géologiques et académiques.
Il convient de souligner que l’inscription du géoparc de Dahar contribue à diversifier et à améliorer l’attractivité du produit touristique et culturel tunisien, en accord avec les orientations stratégiques et les priorités qui constituent un atout majeur pour le positionnement de notre pays dans le domaine de l’écotourisme.
Classé parmi les trois seuls géoparcs de ce type en Afrique, ce géoparc conserve le patrimoine culturel varié tout en promouvant le développement durable associé aux sites patrimoniaux, garantissant ainsi la transmission de l’héritage culturel aux générations futures. La Tunisie abrite effectivement de nombreux sites, allant de Carthage à Djerba, en passant par Dougga, Kairouan, Sousse et Kerkouane, qui influencent son tourisme et les politiques de préservation du patrimoine.
Cette nouvelle labellisation représente sans aucun doute le résultat d’un effort collectif impliquant les acteurs locaux, les institutions et les experts, visant à établir un modèle de tourisme durable où la protection de la biodiversité et du patrimoine humain est au centre du développement.

