Tunisie

Institut Salah Azaïez : lancement d’une cellule de soutien psychologique pour patientes cancéreuses

La conférence médicale consacrée aux cancers féminins s’est tenue à Tunis le samedi 9 mai 2026, soulignant l’importance de l’accompagnement psychologique dès l’Institut Salah Azaïez. Dr Chiraz Nasr a annoncé la création d’une unité de consultation psychologique spécialisée au sein de cet institut, projet qui représente le premier jalon d’une stratégie destinée à pérenniser cette structure dans l’ensemble des établissements hospitaliers du pays.


La capitale a accueilli, ce samedi 9 mai 2026, une conférence médicale d’envergure consacrée aux cancers féminins. Au centre des discussions se trouvaient l’amélioration de la qualité de vie et l’importance d’un accompagnement psychologique structuré dès l’Institut Salah Azaïez.

Des représentants des associations d’oncologie de Tunisie se sont réunis pour discuter du parcours de soins et de la prise en charge des patientes, mettant en lumière un aspect souvent négligé de la thérapie : la santé mentale. Lors de cet événement, la présidente de la Société Tunisienne de Radiothérapie Oncologique, Chiraz Nasr, a annoncé une avancée significative pour le secteur hospitalier national.

L’Institut Salah Azaïez comme centre pilote

Le projet central de cette initiative est la création d’une unité de consultation psychologique spécialisée au sein de l’Institut Salah Azaïez. Ce service, en phase de finalisation, est conçu comme le premier élément d’une stratégie plus vaste. Les autorités médicales visent à consolider cette structure avant d’étendre ce modèle de prise en charge à tous les établissements hospitaliers du pays.

Un engagement pour « l’après-traitement »

Dans une intervention sur Radio Nationale, le Dr Chiraz Nasr a souligné la responsabilité du corps médical au-delà de l’intervention purement clinique. Elle a affirmé que si le traitement de la maladie demeure la priorité, le suivi post-thérapeutique est le véritable défi à relever pour l’avenir.

Elle a également précisé que l’accompagnement psychologique devrait être considéré comme un pilier fondamental du parcours de soins, et non comme une option. Cette démarche vise à faciliter aux femmes une transition plus sereine vers la réinsertion sociale et personnelle après les lourdes épreuves de la chimiothérapie ou de la radiothérapie.