Engrais et agriculture : la guerre contre l’Iran ne bénéficie pas à la production tunisienne…
Le conseiller en affaires agricoles Anis Ben Rayana a averti ce samedi 14 mars 2026 que la guerre menée par les États-Unis et l’entité sioniste contre l’Iran pourrait avoir des répercussions directes sur l’agriculture tunisienne, en particulier sur les prix des engrais. Ben Rayana a indiqué que les prix mondiaux des engrais pourraient augmenter de près de 35 %, mais que cette situation pourrait également représenter une opportunité pour la Tunisie de relancer sa production locale.
La guerre engagée par les États-Unis et l’entité sioniste contre l’Iran pourrait avoir des impacts directs sur l’agriculture tunisienne, notamment en ce qui concerne les prix des engrais, a prévenu ce samedi 14 mars 2026 Anis Ben Rayana, conseiller en affaires agricoles. En effet, la région du Moyen-Orient, et plus particulièrement l’Iran, représente entre 20 et 30 % de la production mondiale d’engrais, ce qui rend le marché tunisien vulnérable aux variations du marché international.
D’après Ben Rayana, les prix mondiaux des engrais pourraient grimper de près de 35 %, bien que cela puisse également représenter une occasion pour la Tunisie de relancer sa production locale et d’accroître ses capacités d’exportation.
Concernant le secteur des céréales, il a mentionné, lors d’une interview sur Express Fm, que la Tunisie dispose d’un stock suffisant pour environ quatre mois, en attendant la nouvelle récolte. Celle-ci est prévue pour être plus favorable que la saison précédente, qui avait enregistré une production d’environ 19,8 millions de quintaux. Malgré la guerre, les prix des céréales sont restés relativement stables, offrant un certain répit aux agriculteurs et aux consommateurs.
Cependant, la montée des prix de l’énergie pourrait avoir des répercussions indirectes sur le secteur agricole. Ben Rayana souligne que cela pourrait se traduire par une augmentation du coût de l’eau en bouteille et des produits en plastique, ainsi que des tensions sur les prix des huiles végétales, qui dépendent lourdement des intrants énergétiques et des matières premières importées.
Le conseiller a également indiqué que cette situation pourrait constituer une opportunité pour la Tunisie de renforcer son autonomie agricole, notamment dans la production d’engrais, afin de diminuer sa dépendance aux importations et d’explorer de nouvelles opportunités d’exportation.
“S’il est probable que la guerre entraîne une hausse des prix des engrais, les stocks de céréales et les efforts pour dynamiser la production locale pourraient atténuer partiellement l’impact sur le marché national, tout en offrant des perspectives de développement pour le secteur agricole tunisien”, a-t-il conclu.

