Affaire Mongia Manaï : enquête dévoile détails et zones d’ombre
Les autorités judiciaires tunisiennes ont réceptionné, jeudi dernier, depuis l’Allemagne, l’un des fils de la défunte avocate Mongia Manaï, dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt international. La victime avait été découverte entièrement brûlée et nue, dans un canal situé derrière le complexe sportif de la région de Manouba.
Les autorités judiciaires tunisiennes ont réceptionné, jeudi dernier, depuis l’Allemagne, l’un des fils de la défunte avocate Mongia Manaï, dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’arrêt international. Il est soupçonné d’être impliqué dans une affaire de meurtre qui a profondément choqué l’opinion publique en Tunisie.
D’après les éléments de l’enquête, le suspect aurait agi en collaboration avec son père, son frère et un employé d’une station de lavage automobile. Tous sont soupçonnés d’avoir participé à l’assassinat de la victime.
Dans ce même dossier, la chambre d’accusation de la cour d’appel de Tunis a décidé de renvoyer l’ensemble des accusés devant la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis.
Le procès devrait être programmé prochainement, dans un contexte de forte attente médiatique et judiciaire concernant les circonstances et les motivations de ce crime.
### Retour sur les faits
L’affaire remonte à l’année dernière, lorsque le corps de l’avocate Mongia Manaï avait été retrouvé dans des conditions particulièrement choquantes. La victime avait été découverte entièrement brûlée et nue, dans un canal situé derrière le complexe sportif de la région de Manouba.
L’enquête ouverte par les autorités sécuritaires avait permis de mettre en lumière une implication présumée de membres de l’entourage familial de la victime. Les investigations avaient conduit à l’arrestation du père de la victime, de l’un de ses fils ingénieurs ainsi que d’un employé de la station de lavage automobile appartenant à la défunte.
Un autre fils, médecin et initialement en fuite, avait été arrêté en Allemagne avant d’être extradé vers la Tunisie, conformément à une demande de coopération judiciaire internationale.

