12% des élèves arabes touchés par la dyslexie
Lors d’une récente journée d’étude à l’hôpital d’enfants Béchir Hamza, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a tiré la sonnette d’alarme sur l’urgence d’une prise en charge globale des enfants souffrant de dyslexie. Une étude d’envergure nationale révèle des disparités inquiétantes, montrant une fragilité des savoirs de base en lecture, particulièrement en milieu rural et dans le secteur public.
Lors d’une récente journée d’étude à l’hôpital d’enfants Béchir Hamza, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a alerté sur l’urgence d’une prise en charge complète des enfants atteints de dyslexie. Les données régionales indiquent que la prévalence de ce trouble atteint 12 % chez les écoliers arabes, un constat qui se voit aggravé par une baisse générale des compétences en lecture et en mathématiques suite à la pandémie.
Le ministre a insisté sur le fait que les difficultés d’apprentissage ne sont en aucun cas liées à un manque d’intelligence. Elles constituent un défi médico-éducatif majeur, nécessitant une transition d’initiatives isolées vers une stratégie nationale intégrée. Cette nouvelle approche s’appuie sur un diagnostic précoce et un accompagnement adapté, avec l’enseignant comme premier acteur de la détection. L’objectif affiché est clair : appliquer concrètement sur le terrain les résultats de la recherche scientifique à travers la médecine scolaire et universitaire.
Cette collaboration entre le secteur médical et l’université, en particulier avec le laboratoire de linguistique de La Manouba, met en évidence les failles du système actuel. Une étude nationale de grande envergure révèle des disparités préoccupantes, soulignant une fragilité des connaissances fondamentales en lecture, notamment en milieu rural et dans le secteur public. En outre, des experts notent la nécessité de protocoles spécifiques pour les enfants autistes, dont la communication doit être encouragée par l’intégration du langage dans leur quotidien. En faisant de la lecture une priorité essentielle, la Tunisie s’engage dans une réforme profonde pour s’assurer qu’aucun enfant ne soit laissé de côté face aux obstacles liés au langage.

