Dana Grigorcea porte l’art comme un parfum

Bucarest, Vienne, Berlin ou Zurich: l’art ne connaît pas de frontières, selon l’écrivaine roumano-suisse Dana Grigorcea. Dans son troisième roman Die nicht sterben, le comte Dracula est le miroir de notre monde. De Berlin, elle est venue à Zurich avec son futur mari pour venir recueillir un prix littéraire qu’il avait gagné. Avec l’argent reçu, Perikles Monioudis a invité ses amis artistes. Ils ont pris un bateau sur le lac de Zurich, récité des poèmes et bu du champagne au coucher du soleil. «Tu vois, c’est Zurich», a dit l’écrivain à son épouse. Laquelle a répondu: «Restons-y.» Nous sommes assis devant l’opéra, sur la Sechseläutenplatz à Zurich. Dana Grigorcea rit. Elle écarte les bras comme pour embrasser le monde. «La générosité est ce qui caractérise l’artiste», s’exclame-t-elle. A Zurich, le couple a vécu un temps dans l’appartement de Marianne Oellers, la seconde épouse de Max Frisch. Dana Grigorcea a écrit son premier roman sur le bureau de l’écrivain zurichois où des…

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