Pourquoi le coronavirus frappe-t-il plus durement certaines personnes?

Les facteurs de risque dans le développement d’une forme sévère de Covid-19 sont de mieux en mieux identifiés. Deux études impliquant des scientifiques suisses suggèrent que les gènes et le taux de glucose jouent un rôle prépondérant dans l’évolution de la maladie. Les différents niveaux de gravité de la maladie générée par le Sars-CoV-2 ont longtemps laissé perplexes la recherche scientifique et le milieu médical. Des jeunes en pleine santé se sont retrouvés aux soins intensifs alors que des personnes âgées n’ont eu qu’un rhume et que des individus atteints du cancer n’ont présenté aucun symptôme. Au début de la pandémie, la population de plus de 65 ans ou qui souffrait déjà de problèmes de santé (cancer, diabète, pathologies au cœur et aux poumons) semblait développer plus souvent des formes graves de Covid-19. Mais depuis, l’âge moyen des malades et des personnes admises à l’hôpital a chuté. De nombreuses études ont tenté d’expliquer ce changement: certaines pointent du doigt…

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Un archéologue amateur révèle un ancien champ de bataille romain

La persévérance d’un archéologue amateur a permis de découvrir des centaines d’objets jonchant un ancien champ de bataille romain. Une dague, des projectiles et des pièces de monnaie témoignent d’un combat qui se serait déroulé aux alentours de l’an 15 avant Jésus-Christ. Tout a commencé il y a environ deux ans: Lucas Schmid, bénévole au service archéologique du canton des Grisons, emporte son détecteur de métaux et part explorer les environs des gorges du Crap Ses, dans la commune grisonne de Surses. Les lieux ne sont plus considérés comme dignes d’intérêt, car ils ont déjà été fouillés et plusieurs artefacts y ont été déterrés. Mais Lucas Schmid persiste et finit par mettre la main sur une dague datant de plus de 2000 ans. «Au début, le signal du détecteur était très discret; rien ne laissait présager une découverte majeure, confie-t-il à SWI swissinfo.ch. Plus je creusais, plus la tension montait. Je savais que l’objet devait être très ancien. Lorsque j’ai pu dégager l’une des…

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La Suisse résiste à la hausse des prix de l’énergie, mais le temps presse

Un peu partout en Europe, ménages et entreprises doivent faire face, à la veille de cet hiver, à une forte augmentation des coûts en électricité et en chauffage. Ces hausses ont été jusqu’à présent plus ou moins bien amorties en Suisse. Mais des mises en garde font état de potentielles pénuries pour les prochaines années. Plusieurs facteurs expliquent cette flambée des prix du pétrole, du gaz et de l’électricité: l’accroissement de la demande alors que les pays sortent à peine des restrictions liées à la Covid, l’incapacité des pays producteurs de pétrole et de gaz à adapter leur offre, des stocks de pétrole et de gaz insuffisants, des températures extrêmes entraînant plus de pression (vagues de chaleur durant lesquelles par exemple les climatiseurs font des ravages), le blocage des chaînes d’approvisionnement, les programmes pour réduire les émissions de CO2, avec en parallèle moins d’investissements pour des énergies fossiles. Dans plusieurs pays d’Europe, la facture mensuelle…

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«J’essaie de montrer l’autre face de la robotique, son bon côté»

En Suisse, Margarita Chli est l’une des rares femmes à s’être imposées dans le monde de la robotique. Elle aimerait que d’autres suivent sa trace. La scientifique explique que sa discipline a besoin de modèles positifs et se doit de montrer en quoi les robots peuvent épauler l’humain. Sa famille l’a inspirée dans son choix d’étudier l’ingénierie informatique. Mais c’est dans le cadre de son doctorat au Royaume-Unis que Margarita Chli s’est intéressée à la vision robotique, qui permet aux robots de «voir» le monde qui les entoure et de traiter les données perçues. Le tout au moyen de capteurs, logiciels et caméras. Elle dirige aujourd’hui le Vision for Robotics Lab de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). A 37 ans, cette experte des drones a trouvé en Suisse les conditions idoines pour la recherche et l’innovation dans le domaine de la robotique – financements généreux et spécialistes en nombre. Elle s’est aussi découvert une seconde maison, où collines verdoyantes, lacs…

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Quand nos écrans nous entraînent vers l’abîme

Doomscrolling? Même sans connaître le nom, il nous arrive à toutes et tous de nous y adonner. Un coup de blues, et hop, nous voilà enfermés dans une bulle de nouvelles angoissantes. C’est grave docteur? «Nouvel attentat à Kaboul… troubles mentaux en hausse avec la pandémie… incendies historiques en Provence… sécheresse et famine à Madagascar… coronavirus: ce qu’on nous cache… OVNIs la vérité… climat: scénarios catastrophe… violences policières… ruinés… exécuté… violée…» Il est deux heures et demie du matin, les nouvelles défilent sous des doigts de plus en plus fébriles. Toutes mauvaises ou alarmantes. À en donner la nausée, à vous entraîner au bout de la nuit. Et au bord de l’abîme. C’est cela, le doomscrolling, mot valise apparu sur Twitter en 2018 et formé des termes anglais «doom» (destin funeste, chute, châtiment) et «scrolling» (faire défiler son écran). Aucune place au hasard Et si cela existe, c’est que quelqu’un l’a voulu. Par exemple Aza Raskin. En 2006, à 22 ans, le…

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«La diplomatie scientifique n’est pas une mode mais une nécessité»

Un projet suisse à la fois scientifique et diplomatique visant la sauvegarde et l’étude des coraux de la mer Rouge – particulièrement résistants au changement climatique – a repris au Soudan après une brève interruption. SWI swissinfo.ch a rencontré le directeur du projet, Anders Meibom, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Les océans fournissent la moitié de l’oxygène que nous respirons. Ils abritent 80% de la vie sur la planète. Ils absorbent aussi le CO2 de l’atmosphère et fonctionnent comme un climatiseur global. Mais en raison de l’activité humaine, mers et océans souffrent et changent eux aussi, menaçant l’équilibre dont dépend notre existence même. La communauté internationale et le monde scientifique cherchent à préserver ces vastes systèmes des risques induits par le changement climatique, la pollution et la pêche intensive. Les eaux représentent 70% de la surface terrestre mais seules 2% sont actuellement protégées des activités humaines les…

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Une université suisse s’attaque aux préjugés sexistes dans les facultés de médecine

La recherche et l’enseignement médicaux ont longtemps été critiqués comme étant «aveugles aux questions de genre», «orientés vers les hommes» ou faits par les hommes pour les hommes. L’Université de Lausanne entend remédier à cette situation: elle est l’une des rares institutions du monde à intégrer la dimension genre dans l’enseignement de la médecine. Carole Clair et Joëlle Schwarz, coresponsables de l’unité médecine et genre du Centre universitaire de médecine générale et de santé publique (Unisanté) à Lausanne, souhaitent que les futurs médecins aient connaissance des différences entre les sexes en santé. Hommes et femmes ne sont pas affectés de la même manière par certaines maladies et vivent celles-ci souvent différemment, ce qui peut avoir d’importantes conséquences sur la manière dont une maladie est diagnostiquée et traitée. Pourtant, les facultés de médecine abordent rarement les questions du sexe et du genre dans leur cursus, excepté en matière de santé reproductive.

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Un centre sur l’origine de la vie sur Terre et dans l’univers

Le prix Nobel Didier Queloz et l’astrophysicien Sascha Quanz vont étudier les origines de la vie dans un nouveau centre à Zurich. Qu’en attendent exactement les deux chercheurs suisses? Le Centre for the Origin and Prevalence of Life devrait ouvrir ses portes l’année prochaine à l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH). Des collaborations avec l’université britannique de Cambridge sont également prévues. SWI swissinfo.ch a rencontré les maîtres d’œuvre de ce nouveau campus. SWI swissinfo.ch: Didier Queloz, vous avez reçu le prix Nobel pour la découverte de la première exoplanète. Quelle chance y a-t-il que la vie existe en dehors de la Terre, peut-être sur une exoplanète, ou sur Mars? Didier Queloz: Je suis absolument convaincu qu’il y a de la vie ailleurs dans l’univers. Pour la simple raison qu’il y a beaucoup trop d’étoiles et beaucoup trop de planètes. Donc considérer la vie comme propre à la Terre uniquement, ce serait trop rare pour être possible. En tant que…

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La vérité sur l’origine du coronavirus éclatera-t-elle un jour?

Faire toute la lumière sur le virus à l’origine de la pandémie de Covid pourrait s’avérer une mission quasi impossible, tant les enquêtes ont été jusqu’ici compliquées à mener. En Suisse, les virologues penchent plutôt pour la théorie d’une transmission de l’animal à l’humain. Mais la thèse d’une fuite du laboratoire de Wuhan ne doit pas être négligée. Dans un éditorial publié récemment dans la revue Nature, des scientifiques qui ont enquêté sur la pandémie dans le cadre d’un mandat de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) redoutent que l’enquête ne touche à son terme. Pour Isabella Eckerle, virologue et directrice du Centre des maladies virales émergentes aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), «trouver un coupable semble aujourd’hui plus important que de découvrir la vérité». L’un de ses collègues, Didier Trono, qui officie à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), estime pour sa part que cette question est devenue plus politique que scientifique. Virologue…

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Vol en ballon: le pionnier suisse tombé dans l’oubli

Anton Tschann, originaire de Balsthal, est le premier Suisse à envoyer un ballon à air chaud dans le ciel en 1784. Mais la gloire rejaillit sur d’autres… Le 19 octobre 1783, les deux frères français Joseph Michel et Jacques Étienne Montgolfier font monter dans le ciel, à plus de 2000 mètres d’altitude, le premier ballon à air chaud avec une personne à son bord. La nouvelle dut faire l’effet d’une bombe. Cinq ans plus tard, l’exploit est renouvelé en Suisse lorsque, le 5 mai 1788, à Bâle, le Français Jean-Pierre Blanchard lance le premier engin à hydrogène avec un passager à bord lors d’un «essai aérostatique». Pourtant, c’est d’Anton Tschann, parfois orthographié Tschan, dont on devrait se souvenir. Anton est né en 1757 à Balsthal, dans le canton de Soleure et a pour métier «faiseur de ballon à air chaud, mécanicien et artificier». Il promet aux habitants de sa ville un «gigantesque aérostat qui aurait la forme d’un somptueux palais», puis veut, dès 1786, s’élancer dans le ciel…

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