Cette pionnière suisse de l’aviation a voyagé tout autour du monde

Dans les années 1920, la Saint-Galloise Margret Fusbahn a été l’une des premières femmes suisses à obtenir son brevet de pilote. À 22 ans, elle établit un record d’altitude – et s’envole ensuite pour l’Afrique aux commandes de son petit avion. Un jour de printemps ensoleillé de 1928 va changer à jamais la vie de Margret Fusbahn. Alors que la jeune femme de 20 ans roule en voiture à 60 km/h sur la route de campagne qui la ramène à la maison en direction d’Heidelberg, elle entend derrière elle un léger bourdonnement, qui devient rapidement plus puissant. Margret voit un avion dans le ciel. Il la dépasse et disparaît à l’horizon. Selon la légende, la conductrice change de route et se rend directement à Böblingen, près de Stuttgart. Là se trouve une des rares écoles de pilotage qui accepte les femmes. Quelques jours plus tard, Margret est assise pour la première fois dans un avion, un appareil à double commande, derrière l’instructeur de vol. Et après seulement quelques semaines, en…

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Un Suisse au Nicaragua: les derniers jours de Yanick Iseli en Suisse

Cette semaine, Yanick Iseli quitte définitivement la Suisse et s’envole pour le Nicaragua. Ses bagages sont légers. Et tous les points de sa liste des choses à régler avant le grand départ sont désormais barrés. Les valises sont faites, les affaires emballées – elles remplissent à peine un carton. «Je n’emporte que les choses les plus importantes au Nicaragua, je pourrai acheter des vêtements sur place», dit Yanick Iseli, détendu. Alors que d’autres partent avec tous leurs biens, le trentenaire se limite à une seule valise. Ses meubles resteront dans la maison de sa belle-mère dans le Jura, où il a vécu jusqu’à présent. Après son départ elle la louera. Les vêtements d’hiver de Yanick Iseli, qui ne lui seront d’aucune utilité dans son nouveau lieu de résidence, seront stockés dans le grenier. Série: avec Yanick Iseli au Nicaragua Cet article est le premier d’une série en plusieurs parties sur l’émigration. Swissinfo accompagne le Suisse Yanick Iseli dans son aventure au Nicaragua…

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Un Suisse au Nicaragua: le rêve de Yanick Iseli

En pleine pandémie de coronavirus, le Suisse Yanick Iseli veut émigrer au Nicaragua. swissinfo.ch l’accompagne dans son périple. Yanick Iseli ne pensait pas quitter un jour son pays natal. Sa vie dans le canton du Jura lui convient parfaitement: «J’aime mon travail, je vis dans une très belle maison, j’ai un chien et une voiture, des amis et une famille formidables», déclare ce Suisse de 37 ans, petite barbe au menton et sweat à capuche sur le dos. «Je ne peux pas me plaindre.» Et pourtant, il a décidé d’émigrer. Série: avec Yanick Iseli au Nicaragua Cet article est le premier d’une série en plusieurs parties sur l’émigration. Swissinfo accompagne le Suisse Yanick Iseli dans son aventure au Nicaragua et fournira en même temps des informations et de précieux conseils sur le thème de l’expatriation. Yanick Iseli a grandi à Bienne, dans le canton de Berne. Il a d’abord appris le métier de menuisier, puis effectué un apprentissage d’employé de commerce (collaborateur administratif).

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Pourquoi la pandémie place la science face à un dilemme

La pandémie de coronavirus a propulsé la science et la recherche au cœur de nos sociétés. Mais cette influence sans précédent sur la politique et la vie publique a un revers: la situation exceptionnelle exige des réponses rapides, remettant en question la crédibilité des scientifiques. «Depuis le début de la pandémie, on a assisté à un véritable tsunami de publications scientifiques relatives au Sars-CoV-2», relève Subhra Priyadarshini, rédactrice en chef de Nature India, qui a récemment participé à une discussion en ligne sur la communication scientifique, organisée par les Académies suisses des sciences. En 2020, 4% de toutes les publications scientifiques dans le monde étaient liées au coronavirus, comme le rapporte Nature. Les choses devaient aller vite, surtout au début de la pandémie. C’est pourquoi plus d’études que jamais ont été publiées sous forme de «Preprint», c’est-à-dire avant même d’avoir été examinées par des experts indépendants du domaine, ce que l’on appelle…

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Quand le corps humain devient une centrale électrique

Une jeune entreprise suisse a mis au point une technologie qui transforme la chaleur du corps humain en électricité. Pourrons-nous à l’avenir recharger nos appareils avec l’énergie que nous produisons naturellement – et gratuitement – chaque jour? Oubliez un instant l’énergie solaire, éolienne, la biomasse ou l’énergie hydroélectrique: et si les sources d’énergie renouvelable du futur étaient les êtres humains eux-mêmes? Nous savons tous que notre corps génère de la chaleur. Nous le remarquons notamment lorsque nous sommes au lit avec de la fièvre ou après un effort physique. C’est cette capacité endothermique qui nous distingue des reptiles et autres animaux à sang froid. «Chaque jour, un adulte libère en moyenne trois kilowattheures d’énergie, une quantité qui pourrait faire fonctionner une télévision LCD pendant 30 heures.» Franco Membrini, Mithras Ce que l’on sait moins, c’est que la chaleur humaine peut être récoltée et convertie en électricité. L’idée n’est pas nouvelle…

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La place financière suisse intéresse les historiens

Deux récents travaux de recherche se penchent sur l’histoire de la Suisse comme paradis offshore: comment les mouvements de décolonisation ont-il permis à la Suisse de consolider sa place à l’international en tant que paradis fiscal? Et quelles ont été les réactions de la banque nationale et des autorités judiciaires helvétiques pour lutter contre les flux d’argent sale? Rencontre avec les historiens Vanessa Ogle et Thibaud Giddey. Vanessa Ogle est professeure associée à Berkeley, aux Etats-Unis. Elle développe dans une récente étude une analyse inédite pour expliquer le développement spectaculaire de la Suisse comme place financière offshore dans les années 50 et 60, en faisant un lien direct avec l’arrivée en masse de capitaux issus des mouvements décoloniaux. Avec les indépendances des anciennes colonies, des craintes émergent au sujet de la sécurité des avoirs en raison de l’arrivée au pouvoir de gouvernements perçus comme hostiles. Un rapatriement des fonds vers les ex-pays…

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Napoléon: un bicentenaire pas vraiment dans l’air du temps

La France s’apprête à célébrer le bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte (5 mai), mais les célébrations autour de l’un des personnages les plus célèbres au monde font grincer quelques dents. Comme pour d’autres personnages historiques récemment critiqués et déboulonnés de leur piédestal, certaines des ses actions font polémique. Décryptage avec un historien spécialiste de la Révolution française et des relations franco-suisses. La charge peut-être la plus virulente contre les commémorations nous vient des États-Unis. Dans une opinion publiée dans le New York Times, une universitaire américaine d’origine haïtienne estime que «Napoléon n’est pas un héros à célébrer». Marlene L. Daut y décrit notamment Napoléon comme «le plus grand tyran de France», un «architecte des génocides modernes», «un belliciste raciste et génocidaire» ou encore une «icône de la suprématie blanche». Elle lui reproche en particulier d’avoir rétabli l’esclavage dans les Caraïbes françaises. En France…

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Demain l’homme vivra sur Mars

La difficulté n’est pas une raison pour refuser le défi de l’installation de l’homme sur Mars, car nos avancées technologiques sont tout près de nous permettre de le remporter. L’humain peut-il supporter un voyage vers Mars? Les voyages jusqu’à Mars ne sont certes pas des voyages de routine, mais dire qu’un pourcentage très élevé sont des échecs n’a pas de sens. On ne peut mettre dans la même statistique les premiers vols et les plus récents ni les essais de ceux qui visiblement ne maîtrisent pas la technologie et ceux qui la maîtrisent, c’est-à-dire les États-Unis, comme le prouve leur «track-record»: depuis 2001, onze succès, aucun échec. C’est sur cette base qu’il faut considérer l’avenir. Pierre Brisson est membre fondateur et président de la branche Suisse de la Mars Society. Il est également membre du Comité de direction de l’Association Planète Mars (France). Économiste formé à l’Université de Virginie, il est un ancien banquier et un planétologue amateur de toujours. Si…

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Nous ne vivrons pas sur Mars, ni ailleurs

L’humain peut-il supporter un voyage vers Mars? Le corps humain a été façonné par des millions d’années d’évolution terrestre. Il est donc parfaitement adapté à un environnement soumis à une certaine valeur de gravité et de pression, et protégé des radiations solaires et galactiques par la double protection de l’atmosphère et de la magnétosphère terrestre. S’il sort de cet environnement, il est soumis à un grand stress physiologique. Sylvia Ekström ancienne sage-femme avec 11 ans d’expérience en milieu hospitalier, elle est docteur en astrophysique depuis 2008, spécialisée en physique stellaire et responsable de la communication pour le Département d’astronomie de l’Université de Genève. Javier G. Nombela est graphiste spécialisé dans la représentation visuelle du temps. Il est aussi l’auteur de nombreux travaux de vulgarisation dans le domaine de l’astronomie. Le premier problème est la microgravité qui a de nombreuses conséquences : décalcification des os: les astronautes…

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Des humains sur Mars? Parlons-en ensemble – et avec des experts

Juillet 1969: l’homme fait ses premiers pas sur la Lune. Plus d’un demi-siècle après, on attend toujours le premier homme ou la première femme sur Mars. Dans 5? 10? 20? 30 ans? Jamais? swissinfo.ch ouvre le débat. Février 2021: les images de Mars du robot américain Perseverance fascinent le monde. Juste avant, il y avait eu la mise en orbite du premier rover chinois (qui doit se poser en mai) et de la première sonde des Émirats Arabes Unis. Et bientôt, il y aura à nouveau les Russes (leur sonde Mars 3 fut la première sur place, dès 1971), les Européens, les Japonais et les Indiens. La Planète Rouge n’a jamais semblé aussi accessible. D’ailleurs, Matt Damon y est allé et s’en est plutôt bien sorti. Avant lui, Arnold Schwarzenegger, Gary Sinise, Val Kilmer et tant d’autres y ont posé le pied… Mais c’était au cinéma. Dans la vraie vie, les choses sont un peu plus compliquées: les Américains parlent d’un horizon à 15 ans, les Russes ne communiquent guère sur le sujet, pas plus que les…

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